{"id":16,"created_at":"2021-01-25T11:59:21.220Z","updated_at":"2023-01-31T14:01:33.693Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"LOUIS RIVIER","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003eLa signature est accompagnée de la date de création\u0026nbsp;: février 1909.\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Sous-bois avec merle","description":"\u003cp\u003eLouis Rivier peint un sous-bois à savoir l’ensemble de la végétation\u0026nbsp;d'une forêt qui croît entre le sol et les branches maîtresses des arbres. Les cimes des arbres se trouvent hors champ\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe point de vue est en légère contre-plongée pour le premier plan, il s’élève ensuite pour entrer dans la futaie par derrière les gros rochers. Le regard se déplace en zigzag, du bas vers le haut, attiré tout d’abord par le terrain\u0026nbsp;: un sol printanier recouvert de feuilles sèches, de touffes d’herbes vert clair, de primevères et d’anémones. Un merle est perché sur la branche d’un arbuste au premier plan. Sa silhouette noire et son bec orange sont dessinés avec précision. Rares sont les motifs singuliers peints dans les paysages qui focalisent l’attention du spectateur.\u0026nbsp;\u0026nbsp;Cette présence animalière relève ici d’une manière à la fois réaliste et symbolique.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe sol est encore animé d’ombres, celles des arbres, animant des zones très lumineuses. Les écorces des arbres sont peintes avec une attention particulière portant sur le rendu de leur texture et la diversité de leur surface. La rugosité de l’une contraste avec l’aspect lisse de l’autre. De la mousse verte grandit sur les racines et au bas des troncs. De gros rochers de différentes nuances de vert et de gris créent séparent le paysage et orientent le regard vers le fond. Ces blocs, bien que massifs, possèdent une consistance presque évanescente.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa futaie se caractérise par une végétation broussailleuse aux tons brun, orange et vert foncé et par de nombreux arbres peints en perspective donnant l’impression de se développer à l’infini. La forêt devient de plus en plus dense et vaporeuse. Les couleurs et les formes s’estompent dissoutes par une douce lumière. Derrière les troncs d’arbres, on aperçoit un ciel bleu clair.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa lumière provient de droite et frappe le premier et le dernier-plan, créant une sorte d’oasis diaphane.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLouis Rivier réalise cette composition en adoptant plusieurs styles picturaux : les branches des buissons sur la gauche sont peintes avec précision et minutie\u0026nbsp;; le sol recouvert de feuilles et les touffes d’herbe, prennent vie grâce à la superposition de petites touches rapides créant une sensation de mouvement. Les pierres ainsi que la végétation de l’arrière-plan, présentent des nuances chromatiques comme vaporisées\u0026nbsp;: la détrempe semble avoir été diluée et étirée pour créer des zones de\u0026nbsp;\u003cem\u003esfumato.\u003c/em\u003e\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans ce tableau de jeunesse, Louis Rivier met en place des éléments qui se retrouveront dans les œuvres ultérieures\u0026nbsp;: l’utilisation variée de la détrempe, l’emploi de la touche pour créer du mouvement, le recours au\u0026nbsp;\u003cem\u003esfumato\u003c/em\u003e, l’absence de présence humaine, l’introduction du point de vue du spectateur et l’attention portée au mouvement de son regard parmi les éléments représentés. Le sous-bois lui-même est un motif que Rivier se plaira à répéter. La présence du merle est ici un élément remarquable qui donne toute son originalité au tableau. On connait la passion et l’habileté de Louis Rivier dans la représentation des oiseaux de différentes espèces. Ceux-ci se retrouvent dans des peintures murales, dessinés dans des carnets et sur les pages d’agenda. Une attention particulière est portée par le peintre au monde floral.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eUne particularité de ce tableau réside dans son format\u0026nbsp;: le haut du tableau est arqué. Cette forme peut rappeler une fenêtre ou une décoration d’intérieur. Elle est fréquente dans l’art nouveau, style qui influence Rivier à cette époque.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"75.0","width":"108.0","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":null,"assembly_width":null,"assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eBon état.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLouis Rivier adopte la détrempe dès 1906 jusqu’à la fin des années 1930. La détrempe est une technique traditionnelle de la Renaissance italienne (\u003cem\u003etempera all’uovo\u003c/em\u003e). «\u0026nbsp;La tempera à l’œuf italienne était l’héritière directe de la tradition byzantine […]. Le nombre de tableaux peints à tempera est considérable […]. Elle est pourtant tombée en désuétude au cours des XVI\u003csup\u003ee\u003c/sup\u003e - XVII\u003csup\u003ee\u003c/sup\u003e siècles. ». (François Perego. 2005. \u003cem\u003eDictionnaire des matériaux du peintre\u003c/em\u003e, Paris\u0026nbsp;: Ed. Belin, p. 706).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLa recette de Rivier, mise au point par Théophile Robert, comporte du jaune d’œuf, de la résine d’Avar ou copal, de l’huile de noix pure, du vinaigre blanc et de l’eau. (Dario Gamboni,\u003cem\u003e Louis Rivier (1885-1963) et la peinture religieuse en Suisse Romande\u003c/em\u003e, p. 97).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eAu cours de sa carrière, Louis Rivier rencontre plusieurs difficultés quant à l’emploi de la détrempe. Ces obstacles l’amènent à abandonner momentanément cette technique au profit de l’huile. Mais, «\u0026nbsp;[…] après quelques années de tentatives obstinées, il finit par maîtriser la détrempe à tel point qu’il put l’utiliser pour ses paysages aussi bien que pour ses portraits, et pour d’autres compositions.\u0026nbsp;» (Francesco Sapori, \u003cem\u003eLouis Rivier\u003c/em\u003e, p. 38).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn 1938-39, Rivier invente, à partir de dessins aux crayons de couleurs, le «\u0026nbsp;procédé spécial\u0026nbsp;», technique qu’il emploiera pour presque toutes ses œuvres même en grand format et réalisées pour des décorations murales. Une exception notoire est la décoration de l’Église orthodoxe grecque de Lausanne qui a été réalisée entièrement à la détrempe, et cela sur une durée de plus de 15 années, jusqu’en 1940.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1909-01-01","period_end":"1909-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp\u003eEn 1909, Louis\u0026nbsp;Rivier\u0026nbsp;participe à l’Exposition vaudoise des beaux-arts qui se tient à la Grenette à Lausanne.\u0026nbsp;La décoration du temple de Mex commencée en 1908 est inaugurée en septembre. En automne, Rivier voyage à Paris et en Belgique (Bruxelles, Anvers, Bruges, Gand) où il découvre les peintres du Nord. Il est très impressionné par\u0026nbsp;\u003cem\u003eL'Adoration de l'agneau mystique\u003c/em\u003e\u0026nbsp;des frères van Eyck. Il séjourne aussi en Italie\u0026nbsp;: Florence, Assise, Pérouse, Orvieto et Rome.\u0026nbsp;Il a probablement peint\u0026nbsp;\u003cem\u003eSous-bois avec merle\u003c/em\u003e\u0026nbsp;dans son atelier de Jouxtens, au printemps 1909.\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"paysage","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Arnaud Meylan","year":"2009","comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"panneau de bois","definition":""},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[{"page":"91","source":{"id":6,"author":"","title":"Sous la direction de Véronique MAURON, Marie-Odile VAUDOU et Marie ANDRÉ. 2013. 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