{"id":183,"created_at":"2022-04-22T09:30:47.987Z","updated_at":"2023-02-01T11:02:29.003Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"Louis Rivier","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003eLa signature est accompagnée de la date de création\u0026nbsp;: 192 [9\u0026nbsp;?]. La date est partiellement effacée.\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Sous-bois avec maison de l’Oche","description":"\u003cp\u003eCe tableau représente un paysage sylvestre et champêtre avec la maison-atelier de Louis Rivier, sise au chemin de l’Oche, à Jouxtens-Mézery.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe spectateur est introduit dans le paysage par un terrain recouvert de feuilles sèches aux couleurs dominantes que sont le marron, l’orange et l’ocre. Des petites fleurs blanches ponctuent cette palette dominée par les teintes brunes. Au centre légèrement sur la gauche, Rivier représente les racines et la partie inférieure d’un tronc d’arbre recouvert de mousse vert clair. L’arbre s’agrippe à une petite butte. A droite, se dressent deux troncs blancs de jeunes bouleaux et un arbre plus fort à l’écorce uniforme, brune et rugueuse. Dans le coin inférieur, comme pris entre le plan de la représentation et l’espace réel, sont figurées les branches d’un arbuste dépouillé aux bourgeons blancs et duveteux.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe terrain recouvert de feuilles est surélevé. Il est traversé par de longues ombres obliques laissant deviner la présence d’autres arbres situés hors champ.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eAu deuxième plan, s’ouvre une plus ample perspective\u0026nbsp;: sur la gauche, on découvre une forêt d’arbres sans feuilles dont on ne voit que les troncs. Le bois est précédé d’une petite colline vert amande traversée par un sentier. Légèrement sur la droite, se déroule une suite de champs ocre jaune au milieu desquels se tient la maison-atelier du peintre. Il s’agit d’une habitation aux murs clairs et au toit en pente. Elle est représentée de trois-quarts de sorte que l’on voit deux façades.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eAu loin, on entrevoit des montagnes enneigées, surmontées d’un ciel bleu clair traversé par des cumulus gris.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa composition présente une longue perspective, rythmée par un entrecroisement de lignes diagonales et verticales. Les troncs d’arbres ponctuent le paysage de segments verticaux\u0026nbsp;; les différents dénivelés marquant les nombreux plans suivent des trajectoires obliques. Le format du support stabilise l’ensemble dans l’horizontalité.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa composition baigne dans une lumière chaude\u0026nbsp;; la journée est ensoleillée bien que les cumulus gris annoncent l’arrivée de la pluie. On pourrait se situer à la fin de l’hiver, lorsque les premières fleurs tapissent les sous-bois, que les bourgeons se forment et que les arbres n’ont pas encore de feuilles.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eIl n’y a aucune trace de présence humaine (la maison est solitaire) ou animale et le tableau ne décrit aucune action particulière. L’atmosphère est silencieuse, contemplative. Les arbres dépouillés transmettent une sensation de légère mélancolie\u0026nbsp;; sentiment qui est cependant contrebalancé par la vitalité des fleurs blanches et par les couleurs chaudes des feuilles.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLouis Rivier peint de manière réaliste la forêt, l’habitation, les champs, les montagnes et le ciel. Il trace avec précision les troncs, les branches, l’architecture de la maison. Le terrain recouvert de feuilles au premier plan est, quant à lui, peint d’une manière plus expressive et synthétique, mais également réaliste. La variété du sol est rendue grâce à des à-coups de pinceau rapides et vibrants.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eCe tableau de Louis Rivier affiche plusieurs éléments caractéristiques de ses nombreuses compositions paysagères\u0026nbsp;: le cadrage coupant les cimes des arbres, la présence d’un sentier, des reliefs montagneux au loin, des ombres obliques traversant le pré et même le détail du buisson dépouillé occupant un coin inférieur du tableau.\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"32.0","width":"45.0","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":null,"assembly_width":null,"assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eBon état.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp\u003eLouis Rivier adopte la détrempe dès 1906 jusqu’à la fin des années 1930. La détrempe est une technique traditionnelle de la Renaissance italienne (\u003cem\u003etempera all’uovo\u003c/em\u003e). «\u0026nbsp;La tempera à l’œuf italienne était l’héritière directe de la tradition byzantine […]. Le nombre de tableaux peints à tempera est considérable […]. Elle est pourtant tombée en désuétude au cours des XVIe - XVIIe siècles. ». (François Perego. 2005. \u003cem\u003eDictionnaire des matériaux du peintre\u003c/em\u003e, Paris\u0026nbsp;: Ed. Belin, p. 706).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa recette de Rivier, mise au point par Théophile Robert, comporte du jaune d’œuf, de la résine d’Avar ou copal, de l’huile de noix pure, du vinaigre blanc et de l’eau. (Dario Gamboni,\u003cem\u003e Louis Rivier (1885-1963) et la peinture religieuse en Suisse Romande,\u003c/em\u003e p. 97).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eAu cours de sa carrière, Louis Rivier rencontre plusieurs difficultés quant à l’emploi de la détrempe. Ces obstacles l’amènent à abandonner momentanément cette technique au profit de l’huile. Mais, «\u0026nbsp;[…] après quelques années de tentatives obstinées, il finit par maîtriser la détrempe à tel point qu’il put l’utiliser pour ses paysages aussi bien que pour ses portraits, et pour d’autres compositions.\u0026nbsp;» (Francesco Sapori,\u003cem\u003e Louis Rivier\u003c/em\u003e, p. 38).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eEn 1938-39, Rivier invente, à partir de dessins aux crayons de couleurs, le «\u0026nbsp;procédé spécial\u0026nbsp;», technique qu’il emploiera pour presque toutes ses œuvres même en grand format et réalisées pour des décorations murales. Une exception notoire est la décoration de l’Église orthodoxe grecque de Lausanne qui a été réalisée entièrement à la détrempe, et cela sur une durée de plus de 15 années, jusqu’en 1940.\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1925-01-01","period_end":"1925-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp\u003eLa date de création est partiellement effacée, mais on peut lire les trois premiers chiffres qui indiquent que le tableau a été peint dans les années 1920. A cette époque, Louis Rivier habite avec sa famille à Jouxtens-Mézery mais passe les étés à Mathod. En 1923, il termine la décoration de l’Aula du Palais de Rumine. En 1924, il organise une exposition personnelle à la Grenette à Lausanne. Plus de cent œuvres y figurent. En 1926, dans le temple de Broye de Prilly, il peint durant neuf mois plus de 250 figures. Il poursuit la décoration de l’église grecque orthodoxe de Lausanne (décoration du tambour et de la coupole). Son livre, \u003cem\u003eLe Peintre Paul Robert\u003c/em\u003e, paraît. En 1929, Louis Rivier commence la réalisation des vitraux de la Cathédrale de Lausanne\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"paysage","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Marino Trotta","year":"2022","comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"toile","definition":""},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[],"dst_related_sheets":[],"src_related_sheets":[],"serie":{"label":"Sous-bois","definition":null},"signature_positions":[{"label":"au recto"},{"label":"en bas"},{"label":"à gauche"}],"storage_location":{"label":"Collection privée","description":null},"technique":{"label":"détrempe","definition":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e"},"work_type":{"label":"peinture","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"montagnes ","definition":null},{"label":"troncs d'arbres","definition":null},{"label":"arbres","definition":null},{"label":"forêt","definition":null},{"label":"fleurs","definition":null},{"label":"ciel","definition":null},{"label":"sentier","definition":null},{"label":"silence","definition":null},{"label":"aucune présence humaine","definition":null},{"label":"hiver","definition":null},{"label":"mousse","definition":null},{"label":"maison","definition":null},{"label":"campagne","definition":null},{"label":"atelier","definition":null},{"label":"neige ","definition":null},{"label":"branches","definition":null},{"label":"contemplation","definition":null},{"label":"paysage","definition":null},{"label":"nature","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"ombres portées","definition":null},{"label":"vert amande","definition":null},{"label":"vert clair","definition":null},{"label":"perspective","definition":null},{"label":"marron","definition":null},{"label":"ocre","definition":null},{"label":"orangé","definition":null},{"label":"blanc","definition":null},{"label":"diagonale","definition":null},{"label":"hors-champ","definition":null},{"label":"réalisme","definition":null},{"label":"post-impressionnisme","definition":null},{"label":"observation","definition":null},{"label":"touches vibrantes","definition":null},{"label":"bleu-gris","definition":null},{"label":"vert de malachite","definition":null}]}