{"id":194,"created_at":"2022-05-13T13:40:44.585Z","updated_at":"2023-01-31T15:00:15.449Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"LOUIS RIVIER","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003eLa signature est accompagnée de la date de création\u0026nbsp;: 1924.\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Baigneuse","description":"\u003cp\u003eCette peinture représente une jeune fille nue s’essuyant après un bain. Elle est debout, tournée de dos, le corps orienté de trois-quarts\u0026nbsp;; elle se tient sur une plage au bord de l’eau.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa jeune fille est légèrement penchée vers l’avant\u0026nbsp;; elle soulève un linge et s’essuie le bras et la jambe droite. Les formes arrondies de son corps rappellent celles des nombreuses baigneuses peintes par Pierre-Auguste Renoir. Il s’agit d’un thème iconographique traditionnel, maintes fois représenté par les peintres.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa baigneuse de Rivier porte des cheveux châtain clair attachés en chignon derrière la nuque\u0026nbsp;; une grande mèche couvre le côté gauche du visage. La silhouette de la jeune fille occupe presque entièrement la surface du tableau. Sur la droite, on reconnait un lilas en fleurs. Accroché à une branche, est suspendu un vêtement jaune vif.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDeux touffes d’herbe surgissent d’un terrain sablonneux, ocre, aride. Un plan d’eau (lac) turquoise, signale le bain. Au loin, la végétation est dense, couleur vert foncé. Dans le bord supérieur du tableau, on aperçoit une portion de ciel bleu.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa composition baigne dans une lumière chaude\u0026nbsp;; les ombres façonnent les plis du tissu blanc et celles du vêtement. Les différents éléments naturels composant le paysage ne créent pas d’ombres. Cela procure un effet étrange, comme si la plage, la végétation, le lilas s’aplatissaient derrière le corps volumineux de la jeune fille. Celui-ci, au contraire, projette au sol une ombre portée bien visible. Il en résulte une atmosphère fictive, onirique.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe paysage est peint de manière synthétique, tandis que le corps de la baigneuse est davantage défini. Bien qu’idéalisé, il se manifeste comme un élément \u003cem\u003eréel\u003c/em\u003e. Cette impression est aussi suggérée par les différentes ombres modelant ses courbes et ses volumes.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eContrairement à d’autres œuvres de Louis Rivier représentant de femmes nues à la beauté idéalisée, ce tableau n’a rien d’allégorique. Seule sa source d’inspiration l’est. En effet, le peintre s’inspire de sa propre œuvre \u003cem\u003eLe jugement de Paris\u003c/em\u003e (1922). La baigneuse est une citation de la déesse Athéna. Dans ce tableau, Athéna se rhabille après avoir été éliminée par Paris qui, appelé à nommer la plus belle parmi trois déesses, choisit Aphrodite. Nue, de dos, tournée de trois quarts, Athéna remonte son vêtement après sa défaite. Sa corpulence, la courbe de ses jambes et de ses fesses, sa coiffure et même sa robe jaune vif accrochée à l’arbre, sont les mêmes que celles de la \u003cem\u003eBaigneuse.\u003c/em\u003e\u003c/p\u003e\u003cp\u003eCelle-ci, contrairement à la déesse, est une jeune fille surprise lors d’une activité menée dans la nature. Cette nouvelle situation dans laquelle Rivier plonge le même modèle féminin, est beaucoup plus humaine et quotidienne. Cela n’affaiblit pas la grâce féminine qui émane de la jeune fille. Au contraire, sa beauté est davantage valorisée par la simplicité du contexte et par la place centrale qu’elle occupe au centre du tableau.\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"40.0","width":"30.0","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":null,"assembly_width":null,"assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eBon état.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLouis Rivier adopte la détrempe dès 1906 jusqu’à la fin des années 1930. La détrempe est une technique traditionnelle de la Renaissance italienne (\u003cem\u003etempera all’uovo\u003c/em\u003e). «\u0026nbsp;La tempera à l’œuf italienne était l’héritière directe de la tradition byzantine […]. Le nombre de tableaux peints à tempera est considérable […]. Elle est pourtant tombée en désuétude au cours des XVI\u003csup\u003ee\u003c/sup\u003e - XVII\u003csup\u003ee\u003c/sup\u003e siècles. ». (François Perego. 2005. \u003cem\u003eDictionnaire des matériaux du peintre\u003c/em\u003e, Paris\u0026nbsp;: Ed. Belin, p. 706).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLa recette de Rivier, mise au point par Théophile Robert, comporte du jaune d’œuf, de la résine d’Avar ou copal, de l’huile de noix pure, du vinaigre blanc et de l’eau. (Dario Gamboni, L\u003cem\u003eouis Rivier (1885-1963) et la peinture religieuse en Suisse Romande\u003c/em\u003e, p. 97).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eAu cours de sa carrière, Louis Rivier rencontre plusieurs difficultés quant à l’emploi de la détrempe. Ces obstacles l’amènent à abandonner momentanément cette technique au profit de l’huile. Mais, «\u0026nbsp;[…] après quelques années de tentatives obstinées, il finit par maîtriser la détrempe à tel point qu’il put l’utiliser pour ses paysages aussi bien que pour ses portraits, et pour d’autres compositions.\u0026nbsp;» (Francesco Sapori, \u003cem\u003eLouis Rivier\u003c/em\u003e, p. 38).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn 1938-39, Rivier invente, à partir de dessins aux crayons de couleurs, le «\u0026nbsp;procédé spécial\u0026nbsp;», technique qu’il emploiera pour presque toutes ses œuvres même en grand format et réalisées pour des décorations murales. Une exception notoire est la décoration de l’Église orthodoxe grecque de Lausanne qui a été réalisée entièrement à la détrempe, et cela sur une durée de plus de 15 années, jusqu’en 1940.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1924-01-01","period_end":"1924-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp\u003eEn 1924, Louis Rivier peint en son atelier toute une série de petits paysages, dont les motifs sont choisis dans les environs du château de Mathod où il séjourne durant l’été.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa même année, il organise une exposition personnelle à la Grenette à Lausanne. Plus de cent œuvres y figurent. Il met en place le projet de vitraux pour la Cathédrale de Lausanne. Il entreprend la décoration du temple de Corcelles (Neuchâtel).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eIl participe au \u003cem\u003eSalon de la Nationale\u003c/em\u003e à Paris où il expose le \u003cem\u003ePortrait de famille\u003c/em\u003e. Avec quelques portraits et autres compositions, dont le \u003cem\u003eJugement de Pâris\u003c/em\u003e, il constitue un ensemble qu’il expose à la galerie Lador à Genève. Il y intègre de très nombreuses esquisses et études pour les peintures décoratives de l’Aula du Palais de Rumine.\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"hoirie Louis et Julie Rivier, hoirie Robert Rivier.","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"nu","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Marino Trotta","year":"2022","comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"panneau de bois","definition":""},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[],"dst_related_sheets":[],"src_related_sheets":[],"signature_positions":[{"label":"au recto"},{"label":"en bas"},{"label":"à droite"}],"storage_location":{"label":"Collection privée, Mathod","description":null},"technique":{"label":"détrempe","definition":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e"},"work_type":{"label":"peinture","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"fille","definition":null},{"label":"nu","definition":null},{"label":"drap","definition":null},{"label":"chignon","definition":null},{"label":"arbres","definition":null},{"label":"herbe","definition":null},{"label":"lac","definition":null},{"label":"citation","definition":null},{"label":"onirisme","definition":null},{"label":"fleurs","definition":null},{"label":"terrain aride","definition":null},{"label":"tissu","definition":null},{"label":"paysage","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"lumière chaude","definition":null},{"label":"jaune ","definition":null},{"label":"ocre","definition":null},{"label":"carnation","definition":null},{"label":"ombres portées","definition":null},{"label":"académisme","definition":null},{"label":"modelé","definition":null},{"label":"couleurs vives","definition":null},{"label":"effet sculptural","definition":null},{"label":"drapé","definition":null},{"label":"orange ","definition":null},{"label":"idéalisation","definition":null},{"label":"bleu azur","definition":null},{"label":"bleu-gris","definition":null},{"label":"vert de malachite","definition":null},{"label":"mauve","definition":null}]}