{"id":227,"created_at":"2022-06-08T15:21:48.082Z","updated_at":"2023-01-31T18:52:43.984Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"LOUIS RIVIER","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003eLa signature inscrite en rouge est accompagnée de la date de création: 1925.\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Portrait de Léo-Paul Robert","description":"\u003cp\u003eCe portrait posthume, en plan rapproché, représente le peintre Léo-Paul Robert (1851-1923). Le visage est de trois-quarts, le regard, rêveur, est orienté légèrement vers le haut et vers la droite, tandis que le buste est de face. Les bras sont pliés et les coudes sortent du cadre. Les doigts fuselés de la main gauche tiennent délicatement un oiseau (probablement un geai\u003cem\u003e)\u003c/em\u003e et la main droite serre un pinceau dont on ne voit que le manche. Léo-Paul Robert est habillé d’une ample blouse de peintre ouverte sur le devant qui laisse entrevoir le col d’une chemise blanche et un nœud papillon noir. Les ombres façonnent les plis de la blouse et soulignent ainsi son drapé volumineux. Le peintre a les cheveux bouclés et grisonnants, il porte une barbiche taillée en pointe. Son nez est droit et la peau de son visage est lisse, sa bouche est entrouverte. A la hauteur de sa tempe droite, une créature angélique s’approche de lui en effleurant ses cheveux. Cette figure allégorique dotée d’ailes représente l’Inspiration. Elle porte une tunique sans manches, joue d’un instrument à cordes (un luth ou un violon) et semble insuffler la douceur d’une mélodie dans l’oreille du peintre.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe peintre et sa muse ailée se démarquent d’un arrière-plan constitué d’un pré fleuri traversé par un sentier, d'un bosquet de sapins et d’un ciel animé par quelques nuages.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eCe tableau est lumineux, d'un lumière étale et quasi irréelle, très coloré aussi: vert prairie, vert clair, rouge, jaune. gris, blanc noir, bleu azur (la tête de l'oiseau), vert foncé.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eOn sait que Léo-Paul Robert était particulièrement attentif à la nature, ce qui pourrait être symbolisé par l’oiseau et par le paysage foisonnant de fleurs. Mais ce tableau est avant tout un clin d’œil à une œuvre de Paul Robert lui-même\u0026nbsp;: un portrait symbolique (1874) représentant un ange féminin, que l’on pourrait identifier comme une muse, rendant visite au peintre Charles Gleyre. Ce dernier est assis dans un pré, entouré d’une nature opulente, il tient une grande feuille sur ses jambes et un crayon dans sa main.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans le tableau de Louis Rivier, la jeune musicienne rappelle certaines figures éthérées de l’Art Nouveau. Le sujet du «\u0026nbsp;petit musicien\u0026nbsp;» (jeune fille ou jeune garçon jouant d’un instrument\u0026nbsp;: violoncelle, violon, luth, harpe ou orgue) ainsi que sainte Cécile, patronne des musiciens, sont des figures récurrentes dans l’œuvre de l’artiste. Le paysage, à l’arrière-plan, trouve un parallèle figuratif dans le symbolisme\u0026nbsp;: le pré est d’une beauté stylisée, les semis de fleurs et les arbres, aux contours nets et réguliers, sont une idéalisation de la réalité.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eCes influences se superposent au réalisme du portrait de Paul Robert, dont les détails du visage ainsi que le rendu de la carnation, atteignent des résultats presque photographiques.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eAvec ce portrait, le peintre rend hommage à Paul Robert qui fut sa référence et son modèle artistique et spirituel. Le jeune Louis Rivier visita plusieurs fois son atelier et, il publia en 1927, une monographie commandée par les éditeurs Delachaux et Niestlé, à l’instigation de la famille de Léo-Paul Robert.\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"58.0","width":"71.4","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":null,"assembly_width":null,"assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eBon état.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLouis Rivier adopte la détrempe dès 1906 jusqu’à la fin des années 1930. La détrempe est une technique traditionnelle de la Renaissance italienne (\u003cem\u003etempera all’uovo\u003c/em\u003e). «\u0026nbsp;La tempera à l’œuf italienne était l’héritière directe de la tradition byzantine […]. Le nombre de tableaux peints à tempera est considérable […]. Elle est pourtant tombée en désuétude au cours des XVI\u003csup\u003ee\u003c/sup\u003e - XVII\u003csup\u003ee\u003c/sup\u003e siècles. ». (François Perego. 2005. \u003cem\u003eDictionnaire des matériaux du peintre\u003c/em\u003e, Paris\u0026nbsp;: Ed. Belin, p. 706).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLa recette de Rivier, mise au point par Théophile Robert, comporte du jaune d’œuf, de la résine d’Avar ou copal, de l’huile de noix pure, du vinaigre blanc et de l’eau. (Dario Gamboni, \u003cem\u003eLouis Rivier (1885-1963) et la peinture religieuse en Suisse Romande,\u003c/em\u003e p. 97).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eAu cours de sa carrière, Louis Rivier rencontre plusieurs difficultés quant à l’emploi de la détrempe. Ces obstacles l’amènent à abandonner momentanément cette technique au profit de l’huile. Mais, «\u0026nbsp;[…] après quelques années de tentatives obstinées, il finit par maîtriser la détrempe à tel point qu’il put l’utiliser pour ses paysages aussi bien que pour ses portraits, et pour d’autres compositions.\u0026nbsp;» (Francesco Sapori,\u003cem\u003e Louis Rivie\u003c/em\u003er, p. 38).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn 1938-39, Rivier invente, à partir de dessins aux crayons de couleurs, le «\u0026nbsp;procédé spécial\u0026nbsp;», technique qu’il emploiera pour presque toutes ses œuvres même en grand format et réalisées pour des décorations murales. Une exception notoire est la décoration de l’Église orthodoxe grecque de Lausanne qui a été réalisée entièrement à la détrempe, et cela sur une durée de plus de 15 années, jusqu’en 1940.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1925-01-01","period_end":"1925-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp\u003eEn 1925, Louis Rivier peint \u003cem\u003eMère à l’enfant (Julie et Robert). \u003c/em\u003eDe septembre à fin novembre, il travaille au vitrail et aux peintures murales du temple de Denezy. La même année, il commence la rédaction de la biographie du peintre Paul Robert et séjourne, pour écrire le livre, à Venise et à Florence. L’ouvrage paraît en 1927. Il participe au \u003cem\u003eSalon de la Nationale\u003c/em\u003e à Paris. Du 3 au 21 octobre, il monte une exposition personnelle à la Grenette à Lausanne.\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"portrait","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Fondation Collection Robert, NMB Nouveau Musée Bienne","year":"","comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"carton","definition":""},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[{"page":"81","source":{"id":5,"author":"","title":"Dario GAMBONI. 1985. Louis Rivier (1885-1963) et la peinture religieuse en Suisse Romande, Lausanne: Payot ","edition":"","editor":"","publish_year":"","normalize_nb":""}}],"dst_related_sheets":[],"src_related_sheets":[],"serie":{"label":"Personnalités","definition":null},"signature_positions":[{"label":"au recto"},{"label":"en bas"},{"label":"à droite"}],"storage_location":{"label":"Musée Neuhaus, Bienne","description":null},"technique":{"label":"détrempe","definition":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e"},"work_type":{"label":"peinture","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"fleurs","definition":null},{"label":"pré","definition":null},{"label":"musique","definition":null},{"label":"ailes","definition":null},{"label":"veste","definition":null},{"label":"arbres","definition":null},{"label":"oiseau","definition":null},{"label":"blouse","definition":null},{"label":"vêtements","definition":null},{"label":"portrait en buste","definition":null},{"label":"portrait posthume","definition":null},{"label":"allégorie","definition":null},{"label":"citation","definition":null},{"label":"onirisme","definition":null},{"label":"nature","definition":null},{"label":"fille","definition":null},{"label":"instruments de musique","definition":null},{"label":"animal","definition":null},{"label":"paysage","definition":null},{"label":"portraits","definition":null},{"label":"jeunes musiciennes","definition":null},{"label":"sentier","definition":null},{"label":"campagne","definition":null},{"label":"lèvres entrouvertes","definition":null},{"label":"célébration","definition":null},{"label":"mains","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"Art Nouveau","definition":null},{"label":"symbolisme","definition":null},{"label":"idéalisation","definition":null},{"label":"réalisme","definition":null},{"label":"trois-quarts","definition":null},{"label":"carnation","definition":null},{"label":"noir","definition":null},{"label":"blanc","definition":null},{"label":"Paul Robert","definition":null},{"label":"vert clair","definition":null},{"label":"vert prairie","definition":null},{"label":"jaune ","definition":null},{"label":"gris ","definition":null},{"label":"orangé","definition":null},{"label":"bleu azur","definition":null},{"label":"lumière étale","definition":null},{"label":"rouge carmin","definition":null}]}