{"id":250,"created_at":"2022-08-19T15:39:53.786Z","updated_at":"2023-01-31T18:58:51.804Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"","no_signature":true,"signature_comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"La frise des Titans ","description":"\u003cp\u003eCe dessin est une étude d’encadrement pour la décoration de l’Aula du Palais de Rumine, à Lausanne, projet qui occupe Louis Rivier pendant plusieurs années, de 1915, début officiel des travaux, à 1923.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eCette frise entoure la composition allégorique célébrant «\u0026nbsp;La Science », située sur la grande paroi nord. Dans la bordure peinte, de nombreux Titans, aux corps musclés et statuaires, se chevauchent les uns sur les autres; ils tentent de se libérer, de se faire de l’espace et de pousser les bords. Ils expriment cet effort physique avec leurs gestes et leurs expressions faciales.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans ce dessin, Louis Rivier étudie l’enchaînement de trois corps : dans la partie inférieure, un homme mi allongé pousse avec son bras droit le bord latéral de l’arc qui le contient. Son ventre est écrasé par le pied d’un deuxième Titan qui s’accroche avec son bras à la jambe d’un troisième homme situé au-dessus de lui.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe dessinateur porte toute son attention sur l’anatomie des corps soumis à l’effort, sur les muscles en tension. Il fait preuve de maestria en choisissant des postures insolites.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eCette étude est réalisée d’un trait épais mais souple et rapide. Les silhouettes se démarquent d’un fond gris, généré par un filet dense de hachures irrégulières. D’autres hachures, cette fois-ci légères et vibrantes, créent les ombres et modèlent les volumes des corps.\u003c/p\u003e\u003cp\u003ePour la représentation des Titans, Rivier s’inspire très certainement du \u003cem\u003eJugement dernier\u003c/em\u003e (1636-1541) de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine au Vatican, où de nombreux corps nus, à l’apparence statuaire, s’amoncellent, se hissent les uns sur les autres exhibant toute leur force dans des postures dynamiques et complexes. On peut penser aussi à \u003cem\u003eLa Nuit\u003c/em\u003e (1889-1900, Kunstmuseum de Berne) de Ferdinand Hodler qui met en scène des corps allongés très expressifs.\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"19.1","width":"12.2","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":null,"assembly_width":null,"assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eDeux trous sont visibles dans la partie supérieure de la feuille dont un causé par une déchirure.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003eEtude pour l’Aula 1\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":true,"period_start":null,"period_end":null,"period_precision":null,"unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eSelon Richard Heyd, biographe de Louis Rivier, le conseiller d’Etat de l’époque, Camille Decoppet, après avoir découvert la décoration de Louis Rivier dans le temple de Mex, demanda au peintre, par le biais d’Aloys de Molin, de décorer l’Aula du Palais de Rumine. En 1911, Louis Rivier fit des propositions de décorations. Jean-Jacques Mercier s’engagea à verser à Louis Rivier une somme de 10 000 francs par an pendant six ans pour l’exécution des peintures. L’Etat de Vaud et la Ville de Lausanne s’occupèrent des frais de la mise en état du lieu. Louis Rivier n’eut plus de nouvelles jusqu’en 1913, quand un rapport et une maquette du projet furent demandés au peintre.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eEn janvier 1914, la maquette est présentée devant la commission et en août 1915 les travaux commencent. Le 23 octobre 1916, le panneau «\u0026nbsp;Les Arts\u0026nbsp;» est achevé\u0026nbsp;; en avril 1918, le panneau des «\u0026nbsp;Sciences\u0026nbsp;» est terminé. En janvier 1923, l’ensemble de la décoration est achevé et le 21 avril les peintures de Louis Rivier sont inaugurées officiellement. (Patrick Schaefer, \u003cem\u003eL’Aula du Palais de Rumine. Le décor de Louis Rivier\u003c/em\u003e).\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"Donation de la succession Louis Rivier, 1988","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"composition symbolique","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne","year":"","comments":"\u003cp\u003eNuméro d’inventaire: 1992-077\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"papier","definition":""},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[{"page":"","source":{"id":2,"author":"","title":"Patrick SCHAEFER. 1987. L’Aula du Palais de Rumine. Le décor de Louis Rivier, Lausanne : Université de Lausanne","edition":"","editor":"","publish_year":"","normalize_nb":""}}],"dst_related_sheets":[],"src_related_sheets":[],"serie":{"label":"Aula de Rumine","definition":null},"signature_positions":[],"storage_location":{"label":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne","description":null},"technique":{"label":"mine de plomb","definition":""},"work_type":{"label":"dessin","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"nu","definition":null},{"label":"anatomie","definition":null},{"label":"arche","definition":null},{"label":"allégorie","definition":null},{"label":"architecture","definition":null},{"label":"mythologie","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"ombres","definition":null},{"label":"hachures","definition":null},{"label":"traits rapides","definition":null},{"label":"étude","definition":null},{"label":"Michel-Ange","definition":null},{"label":"Art Nouveau","definition":null},{"label":"modelé","definition":null}]}