{"id":251,"created_at":"2022-08-31T15:23:38.681Z","updated_at":"2023-01-31T18:59:18.846Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"LOUIS RIVIER","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003eLa signature est accompagnée de la date de création\u0026nbsp;: 1928.\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Vallon de Mex en automne","description":"\u003cp\u003eLouis Rivier représente un paysage automnal avec des arbres en lisière, un sentier et un grand pré vert. Ce paysage situé à Mex rappelle la décoration par Rivier du temple du village en 1909.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe sentier traverse en diagonale le pré traçant ainsi la perspective du tableau. La terre claire laisse apparaitre l’herbe par endroits. Le chemin est partiellement redoublé par une deuxième bande de terre, plus étroite. Le spectateur est invité à suivre ce parcours, jusqu’à un grand arbre dépouillé, en position centrale. Sa cime, dépourvue de feuilles, est néanmoins volumineuse\u0026nbsp;; elle comporte de nombreuses branches disposées en forme circulaire. Le tronc, quant à lui, est noueux. Le sentier se poursuit derrière l’arbre, ainsi le regard est amené plus loin vers la forêt. Celle-ci est dense et vibre de couleurs automnales\u0026nbsp;: des feuillages marron, orange, rouges, jaunes et quelques-uns vert foncé. Les arbres suivent la dépression du vallon.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe pré, d’une couleur vert pistache, est obscurci par quelques ombres portées, générées par les arbres. Sur la droite, le regard est attiré par un arbre au tronc blanchi. Situé à côté des autres arbres, aux cimes vaporeuses et colorées, il se distingue par ses branches allongées et maigres. L’arbre dépouillé - ici presque un modèle paradigmatique - est élément figuratif récurrent dans l’œuvre de Rivier. Il possède une dimension symbolique pointant sur la finitude, voire la mort. Dans cette composition, sa verticalité cadre le paysage en posant une limite au regard ramené ainsi au centre.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe ciel, occupant la partie supérieure du tableau, est bleu clair, traversé par des stries de nuages blancs, à peine perceptibles.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa lumière est vive. La palette chromatique est dominée par les verts, le brun-orangé et le bleu, couleurs déclinées en plusieurs nuances. Les feuillages prennent vie grâce à des petites touches de pinceau rapides mais bien orientées, presque «\u0026nbsp;impressionnistes\u0026nbsp;» dans leur façon de décrire le mouvement des feuilles et la consistance des douces masses feuillues.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eIl n’y a aucune trace de présence humaine. Le temps semble suspendu. Ce paysage automnal mêle un certain réalisme à une atmosphère atemporelle. Y règne un silence calme et propice à la contemplation.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"54.5","width":"66.0","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":"62.0","assembly_width":"73.7","assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eBon état. Épaisseur montage: 2.4 cm.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp\u003eLouis Rivier adopte la détrempe dès 1906 jusqu’à la fin des années 1930. La détrempe est une technique traditionnelle de la Renaissance italienne (\u003cem\u003etempera all’uovo\u003c/em\u003e). «\u0026nbsp;La tempera à l’œuf italienne était l’héritière directe de la tradition byzantine […]. Le nombre de tableaux peints à tempera est considérable […]. Elle est pourtant tombée en désuétude au cours des XVIe - XVIIe siècles. ». (François Perego. 2005. \u003cem\u003eDictionnaire des matériaux du peintre\u003c/em\u003e, Paris\u0026nbsp;: Ed. Belin, p. 706).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa recette de Rivier, mise au point par Théophile Robert, comporte du jaune d’œuf, de la résine d’Avar ou copal, de l’huile de noix pure, du vinaigre blanc et de l’eau. (Dario Gamboni, \u003cem\u003eLouis Rivier (1885-1963) et la peinture religieuse en Suisse Romande\u003c/em\u003e, p. 97).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eAu cours de sa carrière, Louis Rivier rencontre plusieurs difficultés quant à l’emploi de la détrempe. Ces obstacles l’amènent à abandonner momentanément cette technique au profit de l’huile. Mais, «\u0026nbsp;[…] après quelques années de tentatives obstinées, il finit par maîtriser la détrempe à tel point qu’il put l’utiliser pour ses paysages aussi bien que pour ses portraits, et pour d’autres compositions.\u0026nbsp;» (Francesco Sapori, \u003cem\u003eLouis Rivier\u003c/em\u003e, p. 38).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eEn 1938-39, Rivier invente, à partir de dessins aux crayons de couleurs, le «\u0026nbsp;procédé spécial\u0026nbsp;», technique qu’il emploiera pour presque toutes ses œuvres même en grand format et réalisées pour des décorations murales. Une exception notoire est la décoration de l’Église orthodoxe grecque de Lausanne qui a été réalisée entièrement à la détrempe, et cela sur une durée de plus de 15 années, jusqu’en 1940.\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1928-01-01","period_end":"1928-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp\u003eEn 1928, naît Anne, fille cadette du couple Rivier. Louis Rivier décore la chapelle des Terreaux à Lausanne (la grande paroi qui domine la chaire). Par la suite, il retourne à l’église orthodoxe grecque pour y peindre le tambour de la coupole avec \u003cem\u003eLa Guérison de l’aveugle\u003c/em\u003e (1928) et le chœur avec l’\u003cem\u003eAnnonciation\u003c/em\u003e (1929). La même année, il voyage à Venise accompagné de son épouse Julie. Il participe au \u003cem\u003eSalon de la Nationale\u003c/em\u003e à Paris.\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"Acquisition, 1929","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"paysage","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne","year":"","comments":"\u003cp\u003eNuméro d’inventaire\u0026nbsp;: 1690.\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"carton","definition":""},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[],"dst_related_sheets":[{"id":338,"title":"Paysage d'été"}],"src_related_sheets":[],"serie":{"label":"Campagne","definition":null},"signature_positions":[{"label":"au recto"},{"label":"en bas"},{"label":"à droite"}],"storage_location":{"label":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne","description":null},"technique":{"label":"détrempe","definition":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e"},"work_type":{"label":"peinture","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"forêt","definition":null},{"label":"pré","definition":null},{"label":"sentier","definition":null},{"label":"campagne","definition":null},{"label":"arbre dépouillé","definition":null},{"label":"automne","definition":null},{"label":"calme","definition":null},{"label":"silence","definition":null},{"label":"arbres","definition":null},{"label":"contemplation","definition":null},{"label":"aucune présence humaine","definition":null},{"label":"paysage","definition":null},{"label":"nature","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"lumière vive","definition":null},{"label":"ombres portées","definition":null},{"label":"marron","definition":null},{"label":"orange ","definition":null},{"label":"jaune ","definition":null},{"label":"symbolisme","definition":null},{"label":"réalisme","definition":null},{"label":"touches vibrantes","definition":null},{"label":"bleu azur","definition":null},{"label":"vert clair","definition":null},{"label":"vert prairie","definition":null}]}