{"id":264,"created_at":"2022-09-07T15:55:50.509Z","updated_at":"2023-01-31T19:05:49.039Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"LR","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003ePrésence du monogramme de l’artiste dans un cadre décoré de quatre cercles. Le monogramme est accompagné de la date de création\u0026nbsp;: juillet 1915, ainsi que du sujet iconographique.\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Calliope. L’Eloquence","description":"\u003cp\u003eCe dessin est une étude pour Calliope, une des neuf muses, destiné à la décoration de l’Aula du Palais de Rumine, à Lausanne, projet qui occupe Louis Rivier pendant plusieurs années, de 1915, début officiel des travaux, à 1923. En particulier, Calliope figure dans la composition allégorique célébrant «\u0026nbsp;Les Arts »\u0026nbsp;; composition située sur la grande paroi sud.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans ce dessin, Calliope est représentée en position accroupie\u0026nbsp;: une des deux jambes est pliée et forme un angle droit. La jeune femme pose son coude sur le genou gauche en soutenant sa tête avec la main, l’index pointé vers le haut, contre sa tempe. Le visage est orienté de trois-quarts. On entrevoit un stylet dans la paume gauche. L’autre main pend mollement du bord d’une tablette en pierre que Calliope maintient entre sa cuisse et son bras droit. Elle a l’air songeuse, comme absorbée dans ses pensées. Longtemps considérée comme la déesse de l’éloquence, à partir de l’ère classique, elle devient la muse symbolisant la poésie épique. Louis Rivier la représente avec la tablette pour écrire son poème.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eCalliope est habillée d’une longue robe de style empire\u0026nbsp;: serrée sous la poitrine et fixée au niveau de l’épaule gauche avec une épingle. Ses cheveux bouclés sont attachés derrière la nuque et ornés d’un serre-tête.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eSon corps, partiellement couvert par son vêtement, est d’une solidité statuaire. Sa beauté idéalisée et sa corpulence tonique sont classiques. Rivier porte une attention particulière au drapé qui, dynamisé par de nombreux plis, confère du mouvement à la silhouette. Le même effet de mouvement est généré par sa pose en déséquilibre\u0026nbsp;: déséquilibre dû à la différence de hauteur entre les genoux, les épaules et les coudes et même, au bout d’étoffe s’échappant du rabat de la robe.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLes volumes sont soulignés grâce aux ombres\u0026nbsp;: précises et foncées au niveau des plis de la robe, douces et modulées au niveau des joues, du cou, des bras, des mains et des pieds. Le trait est à la fois linéaire quand il décrit le corps de la muse, souple et libre quand il trace les nombreuses boucles de la chevelure. Cette étude révèle l’intérêt soutenu de Rivier pour les personnages représentés et elle jouit d’une véritable autonomie esthétique.\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"47.7","width":"31.8","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":null,"assembly_width":null,"assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eBon état\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003eEtude pour l’Université Calliope Dessin au 0,05 Eloquence juillet 1915\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1915-01-01","period_end":"1915-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eSelon Richard Heyd, biographe de Louis Rivier, le conseiller d’Etat de l’époque, Camille Decoppet, après avoir découvert la décoration de Louis Rivier dans le temple de Mex, demanda au peintre, par le biais d’Aloys de Molin, de décorer l’Aula du Palais de Rumine. En 1911, Louis Rivier fit des propositions de décorations. Jean-Jacques Mercier s’engagea à verser à Louis Rivier une somme de 10 000 francs par an pendant six ans pour l’exécution des peintures. L’Etat de Vaud et la Ville de Lausanne s’occupèrent des frais de la mise en état du lieu. Louis Rivier n’eut plus de nouvelles jusqu’en 1913, quand un rapport et une maquette du projet furent demandés au peintre.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eEn janvier 1914, la maquette est présentée devant la commission et en août 1915 les travaux commencent. Le 23 octobre 1916, le panneau «\u0026nbsp;Les Arts\u0026nbsp;» est achevé\u0026nbsp;; en avril 1918, le panneau des «\u0026nbsp;Sciences\u0026nbsp;» est terminé. En janvier 1923, l’ensemble de la décoration est achevé et le 21 avril les peintures de Louis Rivier sont inaugurées officiellement. (Patrick Schaefer, \u003cem\u003eL’Aula du Palais de Rumine. Le décor de Louis Rivier)\u003c/em\u003e.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eL’année 1915 est celle de la naissance de sa troisième fille, Marion. Le 26 septembre 1915, un autre grand chantier dirigé par Louis Rivier, celui de l’église Saint-Jean de Cour à Lausanne, se termine.\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"Donation de la succession Louis Rivier, 1988","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"composition allégorique","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne","year":"","comments":"\u003cp\u003eNuméro d'inventaire: 1992-016.\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"papier collé sur carton","definition":null},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[{"page":"","source":{"id":2,"author":"","title":"Patrick SCHAEFER. 1987. L’Aula du Palais de Rumine. Le décor de Louis Rivier, Lausanne : Université de Lausanne","edition":"","editor":"","publish_year":"","normalize_nb":""}}],"dst_related_sheets":[],"src_related_sheets":[],"serie":{"label":"Aula de Rumine","definition":null},"signature_positions":[{"label":"au recto"},{"label":"en haut"},{"label":"à droite"}],"storage_location":{"label":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne","description":null},"technique":{"label":"mine de plomb","definition":""},"work_type":{"label":"dessin","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"vêtements","definition":null},{"label":"inscription","definition":null},{"label":"allégorie","definition":null},{"label":"chevelure","definition":null},{"label":"mythologie","definition":null},{"label":"divinité","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"drapé","definition":null},{"label":"ombres","definition":null},{"label":"trois-quarts","definition":null},{"label":"traits souples","definition":null},{"label":"précision","definition":null},{"label":"effet sculptural","definition":null},{"label":"étude","definition":null},{"label":"classicisme","definition":null}]}