{"id":268,"created_at":"2022-09-11T09:40:44.444Z","updated_at":"2023-01-31T19:06:13.669Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"LR","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003eLouis Rivier signe avec son monogramme\u0026nbsp;: LR. Ce dernier est accompagné de la date de création\u0026nbsp;: 1920.\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Poésie","description":"\u003cp\u003eCe dessin est une étude de figure féminine pour le duo représentant «\u0026nbsp;L’homme éveillé par la Poésie\u0026nbsp;», composition faisant partie de la décoration de l’Aula du Palais de Rumine, à Lausanne qui occupe Rivier de 1915 à 1923. En particulier, ce groupe se trouve sur la paroi sud de la salle. Rivier modifie considérablement ce personnage dans la version finale. Dans celle-ci, une femme se penche vers un homme nu allongé en lui tendant un nid d’oiseaux. La femme est habillée d’une tunique et porte de longs cheveux bouclés.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans cette étude, l’homme est absent et la figure féminine se tient accroupie, le corps légèrement de trois-quarts et le visage de profil. Elle est torse nu et un tissu recouvre ses jambes. Un collier orne son cou et ses cheveux sont attachés en chignon.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eUn oiseau est perché sur la main droite de la jeune femme\u0026nbsp;; celle de gauche tient mollement une baguette. La pose, le geste et la typologie de ce personnage reprennent la figure allégorique de la «\u0026nbsp;Poésie\u0026nbsp;» du groupe «\u0026nbsp;L’homme éveillé par la Poésie\u0026nbsp;». Au stade de ses recherches Rivier n’a donc pas encore défini les spécificités de cette autre version de la «\u0026nbsp;Poésie\u0026nbsp;». A ce propos, le peintre Léo-Paul Robert (auteur notamment de grandes peintures murales à caractère religieux et allégorique dans des espaces publics) dans une lettre datée 14 avril 1921, adressée à Louis Rivier, souligne les difficultés d’une démarche artistique qui veut créer des figures sans s’appuyer sur la réalité. Cela était en effet la volonté de Louis Rivier pour la représentation de ses figures allégoriques : ne pas dessiner d’après des modèles, mais créer d’après «\u0026nbsp;l’idée d’un corps idéal\u0026nbsp;». Voici les mots de Robert\u0026nbsp;: «\u0026nbsp;Je l’ai vu dans mes recherches pour ma Poésie, ma Charité et mon Humanité combien il est difficile de prêter à des personnes imaginaires le type et les caractères qui les feront reconnaitre aisément. La ressources des accessoires ne suffit pas. […] Ce doit être d’une part une création et d’autre part si l’on s’affranchit trop de la nature on perd une certaine force qui s’impose. Et à plus forte raison, lorsque le nombre des figures allégoriques se multiplie, il est bien difficile d’échapper à une uniformité qui diminue l’intérêt de chaque personnalité. […]\u0026nbsp;» (cité par Patrick Schaefer, \u003cem\u003eL’Aula du Palais de Rumine. Le décor de Louis Rivier\u003c/em\u003e, p. 90).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa silhouette de la Poésie est exécutée d’un trait souple et précis. Rivier porte son attention sur le rendu des volumes du corps, soulignés par les ombres, sur la justesse des proportions et sur le réalisme du drapé. Le visage, parfaitement de profil, caractérisé d’une beauté classique et stylisée, rappelle le style des médailles. La figure occupe la quasi-totalité de la feuille, elle est en position centrale et aucun détail n’orne l’arrière-plan.\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"28.6","width":"23.2","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":null,"assembly_width":null,"assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eFeuille jaunie et tachée de mine de plomb par endroits.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1920-01-01","period_end":"1920-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eSelon Richard Heyd, biographe de Louis Rivier, le conseiller d’Etat de l’époque, Camille Decoppet, après avoir découvert la décoration de Louis Rivier dans le temple de Mex, demanda au peintre, par le biais d’Aloys de Molin, de décorer l’Aula du Palais de Rumine. En 1911, Louis Rivier fit des propositions de décorations. Jean-Jacques Mercier s’engagea à verser à Louis Rivier une somme de 10 000 francs par an pendant six ans pour l’exécution des peintures. L’Etat de Vaud et la Ville de Lausanne s’occupèrent des frais de la mise en état du lieu. Louis Rivier n’eut plus de nouvelles jusqu’en 1913, quand un rapport et une maquette du projet furent demandés au peintre.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn janvier 1914, la maquette est présentée devant la commission et en août 1915 les travaux commencent. Le 23 octobre 1916, le panneau «\u0026nbsp;Les Arts\u0026nbsp;» est achevé\u0026nbsp;; en avril 1918, le panneau des «\u0026nbsp;Sciences\u0026nbsp;» est terminé. En janvier 1923, l’ensemble de la décoration est achevé et le 21 avril les peintures de Louis Rivier sont inaugurées officiellement. (Patrick Schaefer, \u003cem\u003eL’Aula du Palais de Rumine. Le décor de Louis Rivier\u003c/em\u003e).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn 1920, Rivier participe au \u003cem\u003eSalon de la Nationale\u003c/em\u003e à Paris.\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"Donation de la succession Louis Rivier, 1988","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"composition allégorique","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne","year":"","comments":"\u003cp\u003eNuméro d’inventaire: 1992-065\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"papier","definition":""},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[{"page":"","source":{"id":2,"author":"","title":"Patrick SCHAEFER. 1987. L’Aula du Palais de Rumine. Le décor de Louis Rivier, Lausanne : Université de Lausanne","edition":"","editor":"","publish_year":"","normalize_nb":""}}],"dst_related_sheets":[{"id":354,"title":"Etude pour L’Eveil à la poésie"}],"src_related_sheets":[],"serie":{"label":"Aula de Rumine","definition":null},"signature_positions":[{"label":"au recto"},{"label":"en bas"},{"label":"à gauche"}],"storage_location":{"label":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne","description":null},"technique":{"label":"mine de plomb","definition":""},"work_type":{"label":"dessin","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"oiseau","definition":null},{"label":"chignon","definition":null},{"label":"bijoux","definition":null},{"label":"collier","definition":null},{"label":"nu","definition":null},{"label":"bâton","definition":null},{"label":"animal","definition":null},{"label":"allégorie","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"drapé","definition":null},{"label":"traits souples","definition":null},{"label":"précision","definition":null},{"label":"étude","definition":null},{"label":"profil","definition":null},{"label":"modelé","definition":null},{"label":"idéalisation","definition":null},{"label":"classicisme","definition":null}]}