{"id":274,"created_at":"2022-09-19T14:29:39.916Z","updated_at":"2023-01-31T19:09:03.393Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"","no_signature":true,"signature_comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Sainte Cécile","description":"\u003cp\u003eCe dessin est une étude de sainte Cécile figurant dans la partie inférieure, à droite, de la composition allégorique célébrant «\u0026nbsp;Les Arts\u0026nbsp;», située sur la grande paroi sud de l’Aula du Palais de Rumine, à Lausanne. Ce projet décoratif occupe Louis Rivier pendant plusieurs années, de 1915, début officiel des travaux, à 1923. Le peintre modifiera plusieurs détails de ce personnage dans la version finale.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans cette étude, la jeune femme est assise, le support ne figure pas dans le dessin. Dans la version définitive, elle s’assoie sur une petite butte de pierres. Son buste fait face au spectateur et son visage est de profil. Un harmonium est posé sur sa cuisse gauche. Elle le tient de ses deux mains pour le jouer. Ses yeux sont mi-clos et son regard se tourne vers le sol. Il y a ainsi une sorte de distance entre son regard, ses pensées et l’instrument. La jeune femme ne semble pas faire attention à la musique qu’elle joue.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eElle est coiffée d’un foulard noué derrière la nuque\u0026nbsp;; elle est habillée d’une longue robe. Le drapé de celle-ci est articulé, traité avec une attention réaliste portée aux effets d’ombres et de lumières et aux plis formés par le tissu.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLouis Rivier trace la silhouette de sainte Cécile d’un trait précis, épais, à la fois souple (le drapé) et linéaire (le profil du visage et l’instrument de musique). Au contraire, le pied gauche est à peine esquissé. Un cercle tout autour du visage indique la présence d’une auréole.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eOn note un tracé très léger de carreaux se superposant à la figure de la sainte et indiquant la présence d’un quadrillage de la feuille.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eSur la gauche, près de la jeune femme, on distingue le contour d’un ange en vol. Dans la version définitive peinte, des anges musiciens circulent en cercle autour d’une cathédrale au pied de laquelle se trouve sainte Cécile. Sur la droite, plusieurs indications concernant des couleurs sont écrites à la main par Louis Rivier.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans la partie centrale de la feuille, sur la gauche, on est surpris par le dessin d’un chien carlin. Ce dernier est allongé sur le flanc et tire la langue. On reconnaît ce chien, auquel Rivier consacre quelques dessins\u0026nbsp;: il s’agit d’un des chiens carlins de son épouse Julie\u0026nbsp;: Salem, Babouk ou Rabat.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDeux formes géométriques pointues, traversées par des hachures régulières, complètent le dessin.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eCette feuille se veut comme un véritable laboratoire d’idées\u0026nbsp;: en filigrane, on lit la précision accordée par l’artiste aux détails, l’importance attribuée à la couleur et la trace de quelques recherches contemporaines et parallèles au projet de l’Aula concernant, cette fois-ci, son quotidien.\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"31.3","width":"48.0","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":null,"assembly_width":null,"assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003ePlusieurs taches rondes et régulières de peinture colorée (il s’agit d’indications de couleurs, très vraisemblablement). Quelques traces plus étendues de peinture rouge et marron dans la partie de droite.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003ePlusieurs notes concernant les couleurs parmi lesquelles on arrive à lire «\u0026nbsp;rose saumon\u0026nbsp;» «\u0026nbsp;robe bleue\u0026nbsp;» «\u0026nbsp;carmin\u0026nbsp;».\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp\u003eCette étude se trouve au recto d’une feuille comportant, au verso, des dessins d’encadrements.\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1911-01-01","period_end":"1923-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eSelon Richard Heyd, biographe de Louis Rivier, le conseiller d’Etat de l’époque, Camille Decoppet, après avoir découvert la décoration de Louis Rivier dans le temple de Mex, demanda au peintre, par le biais d’Aloys de Molin, de décorer l’Aula du Palais de Rumine. En 1911, Louis Rivier fit des propositions de décorations. Jean-Jacques Mercier s’engagea à verser à Louis Rivier une somme de 10 000 francs par an pendant six ans pour l’exécution des peintures. L’Etat de Vaud et la Ville de Lausanne s’occupèrent des frais de la mise en état du lieu. Louis Rivier n’eut plus de nouvelles jusqu’en 1913, quand un rapport et une maquette du projet furent demandés au peintre.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eEn janvier 1914, la maquette est présentée devant la commission et en août 1915 les travaux commencent. Le 23 octobre 1916, le panneau «\u0026nbsp;Les Arts\u0026nbsp;» est achevé\u0026nbsp;; en avril 1918, le panneau des «\u0026nbsp;Sciences\u0026nbsp;» est terminé. En janvier 1923, l’ensemble de la décoration est achevé et le 21 avril les peintures de Louis Rivier sont inaugurées officiellement. (Patrick Schaefer, \u003cem\u003eL’Aula du Palais de Rumine. Le décor de Louis Rivier)\u003c/em\u003e.\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"Donation de la succession Louis Rivier, 1988","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"composition religieuse","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne","year":"","comments":"\u003cp\u003eNuméro d’inventaire: 1992-073\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"papier","definition":""},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[{"page":"","source":{"id":2,"author":"","title":"Patrick SCHAEFER. 1987. L’Aula du Palais de Rumine. Le décor de Louis Rivier, Lausanne : Université de Lausanne","edition":"","editor":"","publish_year":"","normalize_nb":""}}],"dst_related_sheets":[],"src_related_sheets":[],"serie":{"label":"Aula de Rumine","definition":null},"signature_positions":[],"storage_location":{"label":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne","description":null},"technique":{"label":"mine de plomb","definition":""},"work_type":{"label":"dessin","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"sainte Cécile","definition":null},{"label":"animal","definition":null},{"label":"chien","definition":null},{"label":"musique","definition":null},{"label":"jeunes musiciennes","definition":null},{"label":"instruments de musique","definition":null},{"label":"détail","definition":null},{"label":"allégorie","definition":null},{"label":"introspection","definition":null},{"label":"quotidien","definition":null},{"label":"anges","definition":null},{"label":"foulard","definition":null},{"label":"emblème","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"traits souples","definition":null},{"label":"traits rapides","definition":null},{"label":"profil","definition":null},{"label":"observation","definition":null},{"label":"étude","definition":null}]}