{"id":281,"created_at":"2022-09-26T11:56:25.129Z","updated_at":"2023-01-31T19:33:21.485Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"LOUIS RIVIER","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Cimetière de campagne","description":"\u003cp\u003eAu premier plan, le regard du spectateur est amené à parcourir un vaste pré vert. Dans le coin inférieur et gauche de la composition, on aperçoit un bout de sentier courbe partiellement caché par l’herbe. A droite, l’ombre d’un arbre, probablement un cyprès, situé hors champ obscurcit une partie triangulaire de pré. Le pré est traversé par une bande oblique jaune vif composée de petites fleurs.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eUn mur divise le tableau en deux moitiés, dans le sens horizontal. La moitié supérieure de la composition est dévouée au cimetière, à sa végétation et au ciel. Du cimetière, on aperçoit quelques pierres tombales dont les surfaces blanches ressortent du vert foncé du terrain et des arbres. Parmi ces derniers, on reconnait des cyprès, des pins et d’autres arbres à la cime verte et vaporeuse ou, au contraire, marron et clairsemée, des arbres ayant perdu leur feuillage. Le ciel est bleu traversé par de rares nuages blancs à l’aspect cotonneux.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa composition baigne dans une lumière vive et étale. Seule l’ombre portée du cyprès hors champ interrompt la luminosité de ce paysage. Le tableau est peint par touches rapides. Louis Rivier porte son attention sur l’effet d’ensemble, sur la lumière et sur la justesse des proportions et de la perspective. Il ne se focalise pas sur les détails. Les fleurs, par exemple, sont exécutées d’un coup de pinceau donné avec la pointe tandis que la matérialité du mur est suggérée, non pas par le dessin des pierres qui le constituent, mais par des taches brunes et beiges rappelant les irrégularités de la surface. Les pierres tombales sont réalisées à partir de petites touches de peinture blanche. Une ambiance post-impressionniste règne dans ce tableau.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eL’effet général est harmonieux. Les touches libres et rapides font vibrer les cimes des arbres qui semblent ainsi secouées par une légère brise. Il n’y a aucune trace de présence humaine et il règne un silence paisible. Contrairement aux cimetières des tableaux romantiques, mélancoliques et tourmentés, celui de Rivier transmet une sensation de calme et de paix.\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"28.0","width":"35.0","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":"42.4","assembly_width":"50.4","assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eBon état.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLouis Rivier adopte la détrempe dès 1906 jusqu’à la fin des années 1930. La détrempe est une technique traditionnelle de la Renaissance italienne (\u003cem\u003etempera all’uovo\u003c/em\u003e). «\u0026nbsp;La tempera à l’œuf italienne était l’héritière directe de la tradition byzantine […]. Le nombre de tableaux peints à tempera est considérable […]. Elle est pourtant tombée en désuétude au cours des XVI\u003csup\u003ee\u003c/sup\u003e - XVII\u003csup\u003ee\u003c/sup\u003e siècles. ». (François Perego. 2005. \u003cem\u003eDictionnaire des matériaux du peintre\u003c/em\u003e, Paris\u0026nbsp;: Ed. Belin, p. 706).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLa recette de Rivier, mise au point par Théophile Robert, comporte du jaune d’œuf, de la résine d’Avar ou copal, de l’huile de noix pure, du vinaigre blanc et de l’eau. (Dario Gamboni, \u003cem\u003eLouis Rivier (1885-1963) et la peinture religieuse en Suisse Romande\u003c/em\u003e, p. 97).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eAu cours de sa carrière, Louis Rivier rencontre plusieurs difficultés quant à l’emploi de la détrempe. Ces obstacles l’amènent à abandonner momentanément cette technique au profit de l’huile. Mais, «\u0026nbsp;[…] après quelques années de tentatives obstinées, il finit par maîtriser la détrempe à tel point qu’il put l’utiliser pour ses paysages aussi bien que pour ses portraits, et pour d’autres compositions.\u0026nbsp;» (Francesco Sapori, \u003cem\u003eLouis Rivier\u003c/em\u003e, p. 38).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eEn 1938-39, Rivier invente, à partir de dessins aux crayons de couleurs, le «\u0026nbsp;procédé spécial\u0026nbsp;», technique qu’il emploiera pour presque toutes ses œuvres même en grand format et réalisées pour des décorations murales. Une exception notoire est la décoration de l’Église orthodoxe grecque de Lausanne qui a été réalisée entièrement à la détrempe, et cela sur une durée de plus de 15 années, jusqu’en 1940.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1933-01-01","period_end":"1933-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp\u003eD’août à novembre 1933, Louis Rivier réalise le décor du temple de Puteaux, près de Paris. Il fait les trajets entre Lausanne et Paris tous les mois. Il écrit des articles pour \u003cem\u003eLa Gazette de Lausanne\u003c/em\u003e. Il participe au \u003cem\u003eSalon de la Nationale\u003c/em\u003e à Paris.\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"Acquisition 1940","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"paysage","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne","year":"","comments":"\u003cp\u003eNuméro d’inventaire: 990\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"carton","definition":""},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[],"dst_related_sheets":[],"src_related_sheets":[],"serie":{"label":"Campagne","definition":null},"signature_positions":[{"label":"au recto"},{"label":"en bas"},{"label":"à droite"}],"storage_location":{"label":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne","description":null},"technique":{"label":"tempera à l’œuf","definition":null},"work_type":{"label":"peinture","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"paysage","definition":null},{"label":"campagne","definition":null},{"label":"aucune présence humaine","definition":null},{"label":"arbres","definition":null},{"label":"fleurs","definition":null},{"label":"ciel","definition":null},{"label":"sentier","definition":null},{"label":"silence","definition":null},{"label":"mort","definition":null},{"label":"calme","definition":null},{"label":"mur","definition":null},{"label":"cyprès","definition":null},{"label":"herbe","definition":null},{"label":"nature","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"ombres portées","definition":null},{"label":"touches fluides","definition":null},{"label":"touches vibrantes","definition":null},{"label":"perspective","definition":null},{"label":"horizontalité ","definition":null},{"label":"diagonale","definition":null},{"label":"jaune ","definition":null},{"label":"blanc","definition":null},{"label":"marron","definition":null},{"label":"post-impressionnisme","definition":null},{"label":"bleu azur","definition":null},{"label":"vert prairie","definition":null},{"label":"vert de malachite","definition":null}]}