{"id":288,"created_at":"2022-10-21T12:19:51.059Z","updated_at":"2023-01-31T19:36:19.054Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"Louis Rivier","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003eLa signature est accompagnée de la date de création\u0026nbsp;: 1919.\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Portrait d’Henri Vuilleumier","description":"\u003cp\u003eCe tableau est un portrait en buste d’Henri Vuilleumier, pasteur et théologien lausannois.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eL’homme se tient derrière une sorte de parapet dont on ne voit qu’une partie grise courant le long du bord inférieur du tableau. Buste et visage sont tournés de trois-quarts. L’expression est sérieuse, les lèvres sont serrées et partiellement cachées par sa barbe grise. L’homme porte des cheveux gris, lisses, coiffés en arrière, à l’apparence duveteuse. Il y les yeux clairs, les sourcils touffus de sorte qu’un épi se dresse et se démarque du ciel, à l’arrière-plan. Son nez est droit et large, son oreille gauche est très grande, voire disproportionnée par rapport à la tête. Sa peau, légèrement mate, est traversée par quelques rides, surtout au niveau du nez, du front et des yeux qui sont cernés. L’homme est habillé d’une veste gris anthracite. On entrevoit le poignet et le col d’une chemise blanche. Un nœud papillon foncé est noué autour du cou.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe cadrage serré exclut une partie du bras gauche, tout comme le dos de la main droite. Celle-ci tient un stylo dont la pointe est cachée par les doigts de l’autre main, ornée d’une alliance. Les mains, dans cette position, semblent presque se joindre en prière. Elles reposent sur le bord du parapet et il en résulte un effet de trompe l’œil, comme si elles pouvaient sortir du cadre. L’orientation du corps, la présence des mains qui apparaissent sur le rebord, les couleurs foncées de l’habit, le cadrage serré, l’effet de trompe l’œil, font référence à l’art du portrait flamand.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa silhouette d’Henri Vuilleumier se démarque d’un ciel bleu clair vaporeux qui surmonte un paysage citadin familier au peintre. Il s’agit d’une vue sur Lausanne où l’on reconnait la cathédrale et l’église Saint-François, entre autres bâtiments. Au loin, le Léman entouré de reliefs bleutés.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eAucun élément décoratif ou architectural ne permet de situer le personnage dans un lieu précis\u0026nbsp;: ni à l’intérieur, ni à l’extérieur. La présence du parapet relève de la structure de la composition plutôt que du réalisme de l’espace. Il est probable que ce décor particulier, choisi par Rivier, ait une connotation symbolique. Cela expliquerait l’irréalisme du contexte. Le peintre réunit en un seul portrait l’esprit intellectuel de Vuilleumier (symbolisé par le stylo, emblème de l’écriture) mais aussi la référence à Lausanne, où le théologien était très actif, en tant que pasteur et professeur.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa gamme chromatique est construite à partir de quatre couleurs principales\u0026nbsp;: le noir, le gris foncé, le blanc et le bleu. La lumière est étale et claire, à peine voilée par une légère brume. Les ombres modèlent les volumes du visage et des mains et façonnent les plis de la veste. Ce portrait est réaliste, voire hyperréaliste. Rivier porte une attention particulière au rendu de la carnation en atteignant, dans la partie consacrée au visage, des résultats photographiques. On distingue chaque ride, cheveu et poil de la barbe, mais aussi, la transparence de l’iris et la rougeur des joues, des paupières et de l’oreille.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans la disposition des éléments et dans l’agencement général de ce portrait, il y a quelque chose de déroutant\u0026nbsp;qui s’ajoute au contraste entre la figure et l’arrière-plan\u0026nbsp;: le cadrage serré et l’effet de proximité avec le spectateur procurent une sorte de distorsion des proportions anatomiques. Cela est amplifié par la dimension de l’oreille gauche.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eBien que réalisé dans le but de célébrer un professeur de renom, et bien que contenant des éléments symboliques, ce portrait d’Henri Vuilleumier se présente au spectateur sous un réalisme poussé qui ne dissimule rien et qui souligne, même, certaines de ses caractéristiques physionomiques spécifiques.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eHenri Vuilleumier (1841- 1925). «\u0026nbsp;Etudes de théologie à Lausanne (1860-1864, doctorat en 1869), puis à Göttingen et Berlin (1864-1866). Consécration en 1866. Pasteur à L'Etivaz (1867-1868). Professeur d'hébreu au Gymnase classique cantonal de Lausanne (1869-1904). Suppléant d'exégèse de l'Ancien Testament et de langue hébraïque (1868-1869), ainsi que d'exégèse du Nouveau Testament (1875 et 1900), professeur ordinaire d'exégèse de l'Ancien Testament (1869-1923) et d'histoire ecclésiastique du canton de Vaud (1907-1921) à l'Académie, puis à l’Université de Lausanne. Auteur de l'\u003cem\u003eHistoire de l'Eglise réformée du Pays de Vaud sous le régime bernois\u003c/em\u003e (4 vol., 1927-1933) et de \u003cem\u003eL'Académie de Lausanne 1537-1890\u003c/em\u003e (1891), Vuilleumier collabora à de nombreuses revues. Docteur \u003cem\u003ehonoris causa\u003c/em\u003e de l'Université de Berne (1891).\u0026nbsp;»\u0026nbsp;(Dictionnaire Historique de la Suisse, DHS, consulté en ligne, auteur\u0026nbsp;: Toni Cetta).\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"46.0","width":"37.0","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":"76.5","assembly_width":"67.6","assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eBon état.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp\u003eLouis Rivier adopte la détrempe dès 1906 jusqu’à la fin des années 1930. La détrempe est une technique traditionnelle de la Renaissance italienne (\u003cem\u003etempera all’uovo\u003c/em\u003e). «\u0026nbsp;La tempera à l’œuf italienne était l’héritière directe de la tradition byzantine […]. Le nombre de tableaux peints à tempera est considérable […]. Elle est pourtant tombée en désuétude au cours des XVIe - XVIIe siècles. ». (François Perego. 2005. \u003cem\u003eDictionnaire des matériaux du peintre\u003c/em\u003e, Paris\u0026nbsp;: Ed. Belin, p. 706).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa recette de Rivier, mise au point par Théophile Robert, comporte du jaune d’œuf, de la résine d’Avar ou copal, de l’huile de noix pure, du vinaigre blanc et de l’eau. (Dario Gamboni, \u003cem\u003eLouis Rivier (1885-1963) et la peinture religieuse en Suisse Romande\u003c/em\u003e, p. 97).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eAu cours de sa carrière, Louis Rivier rencontre plusieurs difficultés quant à l’emploi de la détrempe. Ces obstacles l’amènent à abandonner momentanément cette technique au profit de l’huile. Mais, «\u0026nbsp;[…] après quelques années de tentatives obstinées, il finit par maîtriser la détrempe à tel point qu’il put l’utiliser pour ses paysages aussi bien que pour ses portraits, et pour d’autres compositions.\u0026nbsp;» (Francesco Sapori, \u003cem\u003eLouis Rivier,\u003c/em\u003e p. 38).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eEn 1938-39, Rivier invente, à partir de dessins aux crayons de couleurs, le «\u0026nbsp;procédé spécial\u0026nbsp;», technique qu’il emploiera pour presque toutes ses œuvres même en grand format et réalisées pour des décorations murales. Une exception notoire est la décoration de l’Église orthodoxe grecque de Lausanne qui a été réalisée entièrement à la détrempe, et cela sur une durée de plus de 15 années, jusqu’en 1940.\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1919-01-01","period_end":"1919-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp\u003eEn janvier 1919, Louis Rivier commence la décoration du plafond l’Aula du palais du Rumine. En été, épuisé par le travail, il séjourne avec sa famille à Cry, en Haute-Savoie dans une maison de la famille de Julie qui, cette même année, reçoit en partage la propriété du château de Mathod. Dès lors la famille de Louis Rivier y fera de réguliers séjours avant de s’y installer définitivement en 1939.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eEn 1919, Louis Rivier réalise les vitraux pour les temples de Penthalaz et de Vich et participe au \u003cem\u003eSalon de la Nationale\u003c/em\u003e à Paris. Il a une exposition personnelle et à la Galerie Kuhn à Bienne.\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"portrait","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne","year":"","comments":"\u003cp\u003eNuméro d’inventaire\u0026nbsp;: 2002-140\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"panneau de bois","definition":""},"owner_collaborations":[{"person":{"first_name":null,"surname":"Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne"}}],"recipient_collaborations":[],"references":[],"dst_related_sheets":[],"src_related_sheets":[],"serie":{"label":"Personnalités","definition":null},"signature_positions":[{"label":"au recto"},{"label":"en bas"},{"label":"à droite"}],"storage_location":{"label":"Collection des portraits de la salle du Sénat, Université de Lausanne","description":null},"technique":{"label":"détrempe","definition":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e"},"work_type":{"label":"peinture","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"cheveux gris","definition":null},{"label":"barbe","definition":null},{"label":"veste","definition":null},{"label":"chemise","definition":null},{"label":"alliance","definition":null},{"label":"église","definition":null},{"label":"ville","definition":null},{"label":"lac","definition":null},{"label":"montagnes ","definition":null},{"label":"paysage","definition":null},{"label":"regard droit","definition":null},{"label":"muret","definition":null},{"label":"architecture","definition":null},{"label":"portrait en buste","definition":null},{"label":"portraits","definition":null},{"label":"mains","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"trois-quarts","definition":null},{"label":"cadrage serré","definition":null},{"label":"lumière étale","definition":null},{"label":"effet photographique","definition":null},{"label":"noir","definition":null},{"label":"gris ","definition":null},{"label":"blanc","definition":null},{"label":"carnation","definition":null},{"label":"peinture flamande ","definition":null},{"label":"perspective","definition":null},{"label":"trompe l’œil","definition":null},{"label":"hyperréalisme","definition":null},{"label":"symbolisme","definition":null},{"label":"sensations tactiles","definition":null},{"label":"bleu clair","definition":null},{"label":"bleu-gris","definition":null}]}