Ce dessin représente deux sapins créés par une modulation des gris qui donne vie aux feuillages. Rivier utilise la feuille dans le sens vertical pour souligner la forme des arbres. Aucun trait net ne vient s’imposer ; le tout est nuancé, parfaitement unifié. Rivier semble reproduire l’effet de la neige couvrant la partie supérieure des branches. La partie inférieure est renforcée grâce à un gris plus foncé.
En haut et en bas de la feuille, deux formes allongées et bombées sont réalisées au trait. Aucun rapport ne les lie aux sapins.
Ce dessin, très délicat, et qui nait vraisemblablement d’une observation directe, a une nature picturale. Rivier utilise la mine de plomb comme s’il s’agissait d’un pinceau.
Bon état.
En 1911, Louis Rivier épouse Julie de Rham. Le couple s’installe à Jouxtens dans la maison où William Rivier, le père de Louis, a fait construire un atelier. Au printemps, l’artiste séjourne en Italie, à Rome, Florence, Ravenne, Padoue et Venise. Il expose dans les Galeries du Commerce à Lausanne et à Paris, à l’invitation d’Eugène Burnand, au Pavillon de Marsan dans l’Exposition d’art religieux de la Société de Saint-Jean.