{"id":346,"created_at":"2023-01-05T15:19:11.972Z","updated_at":"2023-01-06T15:40:49.428Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003eSeul le vitrail suivant comporte une signature:\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cem\u003eJésus-Christ Roi\u003c/em\u003e, signé et daté en bas au centre\u0026nbsp;: «\u0026nbsp;Louis Rivier 1930\u0026nbsp;» et en bas à gauche\u0026nbsp;: «\u0026nbsp;A. Guignard \u0026amp; Schmit verriers\u0026nbsp;».\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLes vitraux\u0026nbsp;\u003cem\u003eDavid et Goliath\u003c/em\u003e\u0026nbsp;et\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Tentation du Christ\u003c/em\u003e\u0026nbsp;sont dédicacés\u0026nbsp;: «\u0026nbsp;Donné par Mlle Emilie Blumer 1934\u0026nbsp;».\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Les vitraux de la cathédrale de Lausanne","description":"\u003cp\u003eVoici les thèmes principaux des vitraux de la cathédrale de Lausanne réalisés par Louis Rivier.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eLes neuf fenêtres hautes du chœur\u003c/strong\u003e\u0026nbsp;illustrent le thème de la divinité du Christ.\u0026nbsp;Le programme iconographique complet\u0026nbsp;comprend :\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Lutte de Jacob avec l’ange\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eMoïse\u0026nbsp;et les tables de la Loi\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eDavid et Goliath\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Prophétie d’Esaïe\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eJésus-Christ Roi\u003c/em\u003e\u0026nbsp;(situé au centre),\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Transfiguration du Christ\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Tentation du Christ\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLe Baptême du Christ\u003c/em\u003e\u0026nbsp;et\u0026nbsp;\u003cem\u003eGloria in excelsis\u003c/em\u003e.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eLes deux fenêtres de la face orientale\u003c/strong\u003e\u0026nbsp;(des croisillons nord et sud) illustrent respectivement :\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Vocation d’Abraham\u003c/em\u003e\u0026nbsp;et\u0026nbsp;\u003cem\u003eAdam et Eve chassés du Paradis\u003c/em\u003e.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eLes six fenêtres de la face septentrionale\u003c/strong\u003e\u0026nbsp;(du croisillon nord), conçues avec François de Ripaupierre, se disposent sur deux rangs. Sur la galerie supérieure sont représentés\u0026nbsp;:\u0026nbsp;\u003cem\u003eLe Divin Semeur\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Sainte Cène\u003c/em\u003e\u0026nbsp;et\u0026nbsp;\u003cem\u003eLe Divin Vigneron\u003c/em\u003e. Sur la galerie inférieure,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Vie agricole\u0026nbsp;: Joseph distribuant le blé\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Vie pastorale\u0026nbsp;: Jacob gardant ses troupeaux\u003c/em\u003e\u0026nbsp;et\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Vie viticole\u0026nbsp;: les messagers de Moïse rapportant la grappe de Canaan\u003c/em\u003e.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eVoici, en particulier, la description de huit vitraux réalisés par Rivier\u0026nbsp;: sept, faisant partie du cycle du chœur (\u003cem\u003eLa Lutte de Jacob avec l’ange\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eMoïse\u0026nbsp;et les tables de la Loi\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eDavid et Goliath\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Prophétie d’Esaïe\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eJésus-Christ Roi\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Tentation du Christ\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLe Baptême du Christ\u003c/em\u003e) et un, situé dans la face orientale (\u003cem\u003eAdam et Eve chassés du Paradis\u003c/em\u003e).\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans le vitrail\u0026nbsp;\u003cstrong\u003e\u003cem\u003eLa Lutte de Jacob avec l’ange\u003c/em\u003e\u003c/strong\u003e, Louis Rivier met en scène le combat entre le patriarche et «\u0026nbsp;l’envoyé céleste\u0026nbsp;». Le premier sera blessé, mais récompensé pour sa persévérance\u0026nbsp;par\u0026nbsp;une bénédiction divine\u0026nbsp;; il portera le nom d’Israël et sera appelé à conduire le peuple élu. Dans la composition de Rivier, Jacob s’accroche à la taille de l’ange. Ce dernier lève le bras droit et presse de son autre main la tête de\u0026nbsp;Jacob\u0026nbsp;: il s’apprête à le gifler. L’ange a une attitude sévère et impassible. Partiellement cachés par l’enchevêtrement de motifs décoratifs,\u0026nbsp;on aperçoit les bras, les pieds, la courbe du dos et une partie du visage de Jacob. Louis Rivier semble ainsi représenter la force et l’audace de ses gestes, sans se focaliser sur les détails physionomiques. Les ornements sont\u0026nbsp;nombreux\u0026nbsp;et\u0026nbsp;recouvrent\u0026nbsp;presque en\u0026nbsp;\u003cem\u003eall-over\u003c/em\u003e, les habits des deux personnages, les ailes de l’ange, le sol en perspective, le fond, les bordures de la composition aux motifs géométriques. Les couleurs sont dans l’ensemble vives et lumineuses. La riche palette chromatique est construite à partir du rouge,\u0026nbsp;du jaune, de l’or, du bleu marine, du bleu azur et du vert de malachite. L’effet d’entassement crée une sensation d’étouffement propice à décrire la lutte. La vitalité des teintes\u0026nbsp;colore et illumine\u0026nbsp;l’épisode d’une magnificence singulière, qui sera celle de Jacob récompensé par Dieu.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans le vitrail\u0026nbsp;\u003cstrong\u003e\u003cem\u003eMoïse\u0026nbsp;et les tables de la Loi\u003c/em\u003e\u003c/strong\u003e, Louis Rivier représente le prophète debout, en position frontale, le visage tourné de trois-quarts. Sa figure occupe la quasi-totalité de l’espace. Il a un regard attentif et dur. Son expression est sévère, un brin\u0026nbsp;menaçante, accentuée par le froncement des sourcils. Il porte une longue barbe et ses cheveux sont cachés par la capuche rouge de son habit. Ses pieds chaussent des sandales bleues. Deux rayons de lumière partent d’un côté et de l’autre de son front. Sa tête est entourée d’une auréole richement décorée. Moïse est vêtu fastueusement. Sa tunique est très colorée, brodée de motifs géométriques. Ceux-ci se confondent\u0026nbsp;avec les\u0026nbsp;ornements des bordures\u0026nbsp;: des frises qui suivent la forme en ogive de la fenêtre\u0026nbsp;qui\u0026nbsp;se composent de nombreux\u0026nbsp;verres aux couleurs éclatantes. Une multiplication de formes géométriques\u0026nbsp;se répand\u0026nbsp;: des\u0026nbsp;cercles, des triangles, des rectangles. Le résultat est\u0026nbsp;luxuriant\u0026nbsp;et, en même temps, très organisé.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eMoïse tient les tables de la Loi devant son buste\u0026nbsp;: deux tablettes de pierre gravées de chiffres romains qui évoquent les dix commandements. Seuls les doigts de ses mains apparaissent sous les tables.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eUn trait noir et épais décrit le contour des parties\u0026nbsp;corporelles\u0026nbsp;visibles, des\u0026nbsp;poils\u0026nbsp;de la barbe, des traits physionomiques. Ce contour accentue l’expression du visage.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa gamme chromatique du vitrail est dominée par le rouge,\u0026nbsp;le vert de malachite, le bleu azur, le bleu marine, le turquoise, le rose\u0026nbsp;et le jaune déclinés en plusieurs nuances. Combinées et juxtaposées entre elles, les pièces de verre génèrent une lumière vive. L’atmosphère est surréelle et mystique.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans le vitrail\u0026nbsp;\u003cstrong\u003e\u003cem\u003eDavid et Goliath\u003c/em\u003e\u003c/strong\u003e, Louis Rivier «\u0026nbsp;illustre les derniers instants du combat où David, luttant jusque-là à coups de pierres, s’empare de l’épée de son adversaire pour lui trancher la gorge. Ce geste personnifie la force surnaturelle de David et lui confère une dignité proche de celle du Christ\u0026nbsp;» (Sophie\u0026nbsp;Donche Gay,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLes vitraux du\u0026nbsp;XX\u003c/em\u003e\u003csup\u003e\u003cem\u003ee\u003c/em\u003e\u003c/sup\u003e\u003cem\u003e\u0026nbsp;siècle de la cathédrale de Lausanne\u003c/em\u003e, p. 75). Les deux corps, représentés l’un au-dessus de l’autre, dessinent un grand S.\u0026nbsp;Le corps\u0026nbsp;de David, en contorsion, est dynamique et brandit l’épée avec une élégance et un\u0026nbsp;léger maniérisme.\u0026nbsp;La figure\u0026nbsp;de Goliath, écrasée au sol, est coincée entre les deux bords latéraux du vitrail dans une position rappelant celle des nombreux Titans figurant dans la frise de\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Science\u003c/em\u003e, peinture murale située\u0026nbsp;sur la paroi\u0026nbsp;nord de l’Aula du Palais de Rumine (1913-1918)\u0026nbsp;à Lausanne.\u0026nbsp;Le corps volumineux et musculeux\u0026nbsp;s’inspire vraisemblablement des\u0026nbsp;personnages que\u0026nbsp;Michel-Ange a peint dans la chapelle Sixtine.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans le vitrail de Rivier, les ornements des habits se confondent avec les éléments décoratifs et géométriques des frises\u0026nbsp;des\u0026nbsp;bordures. La gamme chromatique est dominée par le rouge,\u0026nbsp;par le bleu marine, le bleu azur\u0026nbsp;avec des éclats de jaune. Le rouge renvoie à la force, à la passion et au sang. Le bleu apaise la violence du rouge et semble situer la scène dans une ambiance crépusculaire.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans le vitrail\u0026nbsp;\u003cstrong\u003e\u003cem\u003eLa Prophétie d’Esaïe\u003c/em\u003e\u003c/strong\u003e, Rivier représente le prophète en train d’écrire sous l’égide\u0026nbsp;de Dieu\u0026nbsp;qui, impassible, lui pose une main sur l’épaule. La figure d’Esaïe est, au sens propre du terme, surmontée par la\u0026nbsp;figure divine. Le prophète le regarde de bas en haut, avec confiance. Son corps est, certes, monumental, mais en même temps humain, en opposition avec celui de Dieu,\u0026nbsp;impassible et irréel. Le prophète cherche une position stable pour écrire\u0026nbsp;: il pose un pied sur un support et son livre sur la cuisse. Cette attitude procure un effet de réalisme. Esaïe tourne le regard en direction\u0026nbsp;de la divinité. Cette dernière s’apparente à une icône\u0026nbsp;; sa tête est entourée d’une auréole\u0026nbsp;dotée d’une croix à trois rayons symbolisant la Trinité\u0026nbsp;; ses gestes et sa posture sont figés.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe vitrail vibre grâce aux nombreuses pièces de verre juxtaposées et\u0026nbsp;composant\u0026nbsp;de nombreux ornements\u0026nbsp;pour les\u0026nbsp;habits, les frises des bordures et l’arrière-plan. Les couleurs dominantes sont\u0026nbsp;le bleu marine, le bleu azur\u0026nbsp;et le vert, teintes apaisantes, avec des éclats de rouge et de jaune. De cet ensemble foisonnant d’éléments purement décoratifs, la tête\u0026nbsp;de la divinité\u0026nbsp;domine la composition orientant le regard du spectateur. La figure d’Esaïe est, quant à elle, aperçue seulement dans un deuxième temps. Louis Rivier fait\u0026nbsp;de Dieu\u0026nbsp;le\u0026nbsp;principal\u0026nbsp;protagoniste de cet épisode biblique.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans le vitrail\u0026nbsp;\u003cstrong\u003e\u003cem\u003eJésus-Christ Roi\u003c/em\u003e\u003c/strong\u003e, «\u0026nbsp;le Christ ressuscité apparait dans toute sa gloire. Cette version diffère légèrement du premier carton [1928]\u0026nbsp;: le tombé du manteau est inversé, le geste de bénédiction et le sceptre davantage mis en valeur, et la partie inférieure de la robe dynamisée par des plis en éventail.\u0026nbsp;»\u0026nbsp;(Sophie\u0026nbsp;Donche Gay,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLes vitraux du\u0026nbsp;XX\u003c/em\u003e\u003csup\u003e\u003cem\u003ee\u003c/em\u003e\u003c/sup\u003e\u003cem\u003e\u0026nbsp;siècle de la cathédrale de Lausanne\u003c/em\u003e, p. 76).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe Christ Roi est hiératique, sa posture statique et son geste figé. Toute la partie supérieure du corps est parfaitement symétrique tandis que les jambes\u0026nbsp;se décalent\u0026nbsp;légèrement suggérant un imperceptible contrapposto. L’ange est aussi en position frontale. Ses mains s’apprêtent à poser, avec délicatesse, une couronne sur la tête du Christ. Celle-ci est entourée d’une auréole\u0026nbsp;rayonnante. La posture articulée et dynamique du premier carton est ici remplacée par une attitude contenue et discrète. L’ange n’arrive pas en volant, mais demeure\u0026nbsp;immobile\u0026nbsp;derrière le Christ. Aux pieds de ce dernier, en caractères majuscules bleues, on lit\u0026nbsp;: JESUS CHRIST ROI. Ce dernier porte une longue tunique bleue, un châle et chausse des sandales. De sa main gauche, il tient le sceptre, avec l’autre, il fait un geste de bénédiction.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa décoration est ici moins flamboyante que dans les autres vitraux du chœur laissant par conséquent plus de place, et de visibilité, à la figure du Christ. La gamme chromatique est cependant riche et se compose de couleurs chaudes, allant du rouge au\u0026nbsp;jaune, mais aussi de couleurs froides,\u0026nbsp;du bleu azur, bleu marine jusqu’au vert de malachite.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans le vitrail\u0026nbsp;\u003cstrong\u003e\u003cem\u003eLa Tentation du Christ\u003c/em\u003e\u003c/strong\u003e, Louis Rivier met en scène l’épisode de la tentation du Christ par le diable, relaté par Matthieu 4\u0026nbsp;:1-11. « D’un geste large, le Christ rejette le diable travesti, portant un ample manteau rouge à la couleur royale et sulfureuse. La position courbée de ce dernier rappelle l’échec du stratagème diabolique. Au fil des trois versions successives (maquette, carton et vitrail), le Christ est progressivement établi dans une position à la fois souveraine et accusatrice, le diable déchu perd ses ailes, l’ampleur de son manteau diminue.\u0026nbsp;»\u0026nbsp;(Sophie\u0026nbsp;Donche Gay,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLes vitraux du\u0026nbsp;XX\u003c/em\u003e\u003csup\u003e\u003cem\u003ee\u003c/em\u003e\u003c/sup\u003e\u003cem\u003esiècle de la cathédrale de Lausanne\u003c/em\u003e, p. 77).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eIci aussi, Louis Rivier s’approprie le format allongé de la fenêtre, et transforme la nécessité formelle en un choix iconographique délibéré. La «\u0026nbsp;superposition\u0026nbsp;» des deux figures se révèle idéale à la représentation d’un Christ souverain dominant les forces diaboliques. Le diable est, quant à lui, écrasé par la posture du Fils de Dieu. Il se recroqueville et semble chercher un pan de sa cape pour se cacher. Le geste du Christ, soulevant son manteau avec la main gauche, est un détail réaliste. Dans ce vitrail également, comme dans\u0026nbsp;\u003cem\u003eJésus-Christ Roi\u003c/em\u003e, les\u0026nbsp;motifs\u0026nbsp;ornementaux se concentrent\u0026nbsp;sur les\u0026nbsp;bordures et les vêtements, sans toutefois créer un effet d’\u003cem\u003eall-over\u003c/em\u003e. Les couleurs dominantes sont le rouge et le jaune (voir en particulier les habits du diable),\u0026nbsp;le bleu azur, le bleu marine, le vert de malachite\u0026nbsp;avec des\u0026nbsp;éclats\u0026nbsp;de blanc et de vert clair.\u0026nbsp;Dans les Illustrations de la Bible (1936-38), Rivier reprendra cette scène de la Tentation du Christ.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa fenêtre avec\u0026nbsp;\u003cstrong\u003e\u003cem\u003eLe Baptême du Christ\u003c/em\u003e\u003c/strong\u003e\u0026nbsp;: «\u0026nbsp;dominée par une tonalité vert vif, limpide et fraîche comme l’eau, cette verrière est une illustration très littérale du texte biblique. Elle montre l’acte même du baptême. Ce geste symbolique révèle la nature divine du Christ, puisque Dieu lui-même le reconnait comme son fils\u0026nbsp;: c’est une manifestation de la Trinité représentée ici par la superposition des trois figures divines, Jésus, le Père qui se confond avec Jean-Baptiste et l’Esprit Saint, symbolisé par la colombe. Rivier a beaucoup hésité sur la place à accorder à Jean-Baptiste. Il le situe finalement à l’arrière-plan\u0026nbsp;; tel Dieu le Père, Jean-Baptiste, au nimbe éclatant, bénit le Christ très humble et l’entoure de sa large stature.\u0026nbsp;»\u0026nbsp;(Sophie\u0026nbsp;Donche Gay,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLes vitraux du\u0026nbsp;XX\u003c/em\u003e\u003csup\u003e\u003cem\u003ee\u003c/em\u003e\u003c/sup\u003e\u003cem\u003e\u0026nbsp;siècle de la cathédrale de Lausanne\u003c/em\u003e, p. 77).\u003c/p\u003e\u003cp\u003eL’arrière-plan est décoratif, caractérisé\u0026nbsp;par des\u0026nbsp;ornements d’inspiration à la fois géométrique et florale. Le sol sur lequel reposent les pieds du Christ et de Jean-Baptiste est, quant à lui, davantage réaliste. La juxtaposition des pièces de verre bleu-vert crée les nuances de l’eau\u0026nbsp;;\u0026nbsp;l’orange et l’ocre\u0026nbsp;rappellent la couleur du sable. La disposition des différents éléments figuratifs, suivant une ligne verticale, suggère un mouvement vers le haut, vers le ciel. Cependant, le vol planant de la colombe suit une direction opposée, c’est-à-dire vers la terre. Cette double tension est la même qui relie le Christ vers Dieu le Père, mais aussi vers les hommes.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans le vitrail\u0026nbsp;\u003cstrong\u003e\u003cem\u003eAdam et Eve chassés du Paradis\u003c/em\u003e\u003c/strong\u003e, Louis Rivier se sert encore une fois du format vertical de la fenêtre pour représenter de manière symbolique l’épisode biblique.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eAux pieds du couple, figure un grand serpent\u0026nbsp;enroulé en\u0026nbsp;spirale. L’animal devient un élément décoratif et se confond\u0026nbsp;avec les\u0026nbsp;ornements des bordures. Adam et Eve, presque nus, chassés du Paradis, expriment par leurs postures et leurs gestes, toute leur honte. Eve cache son visage, Adam tourne le regard. Derrière eux, et, en même temps, surplombant leurs deux figures, un personnage effrayant est représenté en position frontale. La paume de sa main gauche est tournée en direction du spectateur et l’autre main brandit une épée à la lame\u0026nbsp;courbe. Ses yeux écarquillés regardent droit, sans scrupules. Son hiératisme et sa tenue droite contrastent avec les corps, légèrement ondulant, d’Adam et d’Eve. La nudité de ces derniers est aussi en contraste avec l’armure cuirassée du\u0026nbsp;diable\u0026nbsp;armé. La gamme chromatique est riche et se compose de couleurs chaudes (jaune, ocre, orange, rouge) et froides (bleu marine, bleu azur, vert de malachite). La lumière est vive, rehaussée par les nombreux éclats.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eBien que différents, sur le plan iconographique, les vitraux réalisés par Rivier jouissent des mêmes qualités formelles. On pense en particulier\u0026nbsp;: à la netteté des lignes, souples mais précises\u0026nbsp;; à la lumière vive et en même temps profonde, crépusculaire ; à la richesse chromatique\u0026nbsp;; au caractère réaliste de certains détails cohabitant avec une atmosphère surréelle et mystique.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003e«\u0026nbsp;Au souci du détail historique (les sandales, les\u0026nbsp;robes) Rivier allie une composition idéalisée, à riches effets ornementaux, directement influencée par l’Art nouveau. Il traite les vêtements à la manière d’un paysage et joue avec des variations basées sur des effets de symétrie et de répétition. Il fait un large usage de motifs stylisés d’inspiration animale ou végétale, et des possibilités expressives de la courbe, de la volute et de la spirale, particulièrement visibles dans le tombé des vêtements, le mouvement ondulatoire des tables de la Loi ou la position concentrique du serpent […]\u0026nbsp;; il juxtapose des éléments traités tantôt en aplat tantôt en modelé\u0026nbsp;; la mosaïque ininterrompue des motifs décoratifs de la bordure, des fonds et des vêtements contraste avec le relief des visages, des mains et des pieds […]. Ce souci minutieux du détail, le recours à des éléments symboliques codifiés et la peinture très réaliste du visage humain […]\u0026nbsp;inscrivent Rivier dans l’héritage des préraphaélites. » (Sophie\u0026nbsp;Donche Gay,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLes vitraux du\u0026nbsp;XX\u003c/em\u003e\u003csup\u003e\u003cem\u003ee\u003c/em\u003e\u003c/sup\u003e\u003cem\u003e\u0026nbsp;siècle de la cathédrale de Lausanne\u003c/em\u003e, p. 71).\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":null,"width":null,"depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":null,"assembly_width":null,"assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eLe vitrail\u0026nbsp;\u003cem\u003eAdam et Eve chassés du Paradis\u003c/em\u003e\u0026nbsp;est actuellement recouvert d’une grille et il n’est donc pas visible.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","arrangement_comments":"\u003cp\u003eLes neuf fenêtres hautes du chœur mesurent environ 360 x 100 cm chacune avec des variations de 0,5 à 7 cm. Voici les dimensions exactes\u0026nbsp;:\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Lutte de Jacob avec l’ange\u003c/em\u003e, 360 x 100 cm\u0026nbsp;;\u0026nbsp;\u003cem\u003eMoïse\u0026nbsp;et les tables de la Loi\u003c/em\u003e, 361 x 100,5 cm\u0026nbsp;;\u0026nbsp;\u003cem\u003eDavid et Goliath\u003c/em\u003e, 357,5 x 102,5 cm\u0026nbsp;;\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Prophétie d’Esaïe\u003c/em\u003e, 359 x 103 cm\u0026nbsp;;\u0026nbsp;\u003cem\u003eJésus-Christ Roi\u003c/em\u003e, 359 x 98 cm\u0026nbsp;;\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Transfiguration du Christ\u003c/em\u003e, 362 x 103,5 cm\u0026nbsp;;\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Tentation du Christ\u003c/em\u003e, 357 x 96 cm\u0026nbsp;;\u0026nbsp;\u003cem\u003eLe Baptême du Christ\u003c/em\u003e, 364 x 102 cm et\u0026nbsp;\u003cem\u003eGloria in excelsis\u003c/em\u003e, 367 x 100 cm.\u0026nbsp;Elles se disposent en demi-cercle (\u003cem\u003eJésus-Christ Roi\u003c/em\u003e\u0026nbsp;fait face à la nef centrale et donc aux fidèles) et se\u0026nbsp;trouvent\u0026nbsp;en position centrale.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLes deux vitraux de la face orientale,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Vocation d’Abraham\u003c/em\u003e\u0026nbsp;et\u0026nbsp;\u003cem\u003eAdam et Eve chassés du Paradis\u003c/em\u003e, mesurent respectivement 357 x 118 cm et 360 x 102 cm.\u003c/p\u003e","inscription":"\u003cp\u003e\u003cem\u003eDavid et Goliath\u003c/em\u003e, dédicace\u0026nbsp;:\u0026nbsp;«\u0026nbsp;Donné par Mlle Emilie Blumer 1934\u0026nbsp;».\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cem\u003eLa Tentation du Christ\u003c/em\u003e, dédicace\u0026nbsp;:\u0026nbsp;«\u0026nbsp;Donné par Mlle Emilie Blumer 1934\u0026nbsp;».\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003ePour la réalisation des vitraux de la Cathédrale de Lausanne, «\u0026nbsp;Rivier renonce d’emblée à l’usage du verre antique et met au point en collaboration avec l’atelier Guignard et Schmit un procédé original qui garantit la simplification des étapes nécessaires à la confection du vitrail\u0026nbsp;: il\u0026nbsp;se sert de verres industriels et définit un langage codé qui permet d’en tempérer l’éclat dur et violent. Après un tri sévère, Rivier choisit un certain nombre de feuilles dont les teintes lui paraissent propices à créer l’atmosphère harmonieuse puis les numérote. Il reporte ces mêmes numéros sur les calibres des cartons, ordinairement exécutés en noir. Les verriers vont ensuite les interpréter sans aucune marge d’erreur. Grâce à cette méthode codée, rapide et économique, il ne se rend plus guère à l’atelier Guignard et Schmit que pour poser la grisaille. Il dissocie par là son travail de peintre de celui des verriers et renonce, tout au contraire de Poncet, à réunir les deux métiers. Ce procédé quasi mathématique explique aussi la cohérence chromatique de l’ensemble des vitraux du chœur et du transept\u0026nbsp;».\u0026nbsp;(Sophie Donche Gay,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLes vitraux du\u0026nbsp;XX\u003c/em\u003e\u003csup\u003e\u003cem\u003ee\u003c/em\u003e\u003c/sup\u003e\u003cem\u003e\u0026nbsp;siècle de la cathédrale de Lausanne\u003c/em\u003e, p. 69).\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1918-01-01","period_end":"1933-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eVoici les dates précises de création des vitraux décrits\u0026nbsp;:\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003e\u003cem\u003eLa Lutte de Jacob avec l’ange\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eMoïse\u0026nbsp;et les tables de la Loi\u003c/em\u003e,\u0026nbsp;\u003cem\u003eDavid et Goliath\u003c/em\u003e,\u003cem\u003e\u0026nbsp;La Prophétie d’Esaïe\u003c/em\u003e,\u003cem\u003e\u0026nbsp;La Tentation du Christ et\u003c/em\u003e\u0026nbsp;\u003cem\u003eLe Baptême du Christ\u003c/em\u003e\u0026nbsp;: 1931.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003e\u003cem\u003eJésus-Christ Roi\u003c/em\u003e\u0026nbsp;: 1930.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003e\u003cem\u003eAdam et Eve chassés du Paradis\u0026nbsp;\u003c/em\u003e:\u0026nbsp;1932.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLes dates 1918-1933 indiquent la période de réalisation globale des vitraux, du lancement du premier concours à l’élaboration des derniers projets.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eVoici les étapes principales\u0026nbsp;:\u003c/p\u003e\u003cp\u003eEn 1918, un concours est lancé pour la réalisation de nouveaux vitraux à la Cathédrale de Lausanne. Le comité de restauration s’adresse à trois artistes\u0026nbsp;: Ernest Biéler, Louis Rivier et\u0026nbsp;Marcel Poncet. Pour son projet, Rivier s’inspire des vitraux de la Cathédrale de Chartres.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eEn 1919, la commission se réunit pour examiner les maquettes des trois participants et émet de nombreuses critiques. La proposition de Rivier est jugée confuse et mal équilibrée. Poncet, jeune artiste genevois, gagne le premier prix. Il reçoit des éloges, mais aussi des remarques négatives.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eRivier rédige un mémoire polémique\u0026nbsp;: il regrette l’absence d’un artiste au sein de la commission et accuse celle-ci d’incompétence en matière d’histoire de l’art et de pratique du vitrail. Cet acte ne modifie pas l’issue du concours. Deux verrières sont attribuées à Poncet, dont une représentant les quatre évangélistes. Le vitrail est exécuté et mis en place. Le résultat final est controversé et la polémique autour du projet grandit.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eEn 1926, la commission des vitraux organise un deuxième concours sur appel. Parmi les concurrents\u0026nbsp;: Rivier et Poncet. La candidature de ce dernier n’est pas retenue. La répartition des vitraux se fait entre Louis Rivier, Charles Clément, Alexandre Cingria, François de Ribaupierre et Edmond Bille.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eRivier est, quant à lui, félicité\u0026nbsp;: par les paroles de l’historien Eugène Bach, qui le juge comme étant «\u0026nbsp;le seul apte à exécuter un travail aussi considérable et aussi difficile\u0026nbsp;», et par la commission elle-même qui lui confie la partie\u0026nbsp;la plus importante\u0026nbsp;du projet, c’est-à-dire les neuf fenêtres hautes du chœur illustrant la divinité du Christ.\u0026nbsp;Les vitraux sont exécutés par l’atelier Guignard et Schmit à Lausanne entre 1930 et 1931.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eEn 1931, Louis Rivier signe la convention pour la face orientale\u0026nbsp;des croisillons nord et sud et réalise les cartons suivants\u0026nbsp;:\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Vocation d’Abraham\u003c/em\u003e\u0026nbsp;et\u0026nbsp;\u003cem\u003eAdam et Eve chassés du Paradis\u003c/em\u003e. Les vitraux sont exécutés par le même atelier en 1932.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa même année, Louis Rivier est mandaté avec François de Ribaupierre (1886-1981) pour la réalisation des six fenêtres de la face septentrionale du croisillon nord. L’exécution des vitraux a lieu entre 1932 et 1933, toujours par l’atelier Guignard et Schmit.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLes commentaires de la presse au sujet des vitraux de Rivier sont prudents, voire inexistants. En revanche, les instances officielles approuvent et applaudissent son œuvre. Une œuvre qui crée le lien entre foi et inventivité et «\u0026nbsp;\u003cem\u003equi cherche à atteindre l’intemporel, la grâce pacificatrice d’un monde transfiguré\u003c/em\u003e\u0026nbsp;». (Sophie Donche Gay,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLes vitraux du\u0026nbsp;XX\u003c/em\u003e\u003csup\u003e\u003cem\u003ee\u003c/em\u003e\u003c/sup\u003e\u003cem\u003e\u0026nbsp;siècle de la cathédrale de Lausanne\u003c/em\u003e, p. 129).\u003c/p\u003e","ownership_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLes vitraux de la cathédrale de Lausanne appartiennent au Canton de Vaud. Les photographies et les diapositives des vitraux font partie d’un fond appartenant aux Archives Cantonales Vaudoises, dont voici la cote précise\u0026nbsp;:\u0026nbsp;ACV SB 52 Dd 2/1.\u003c/p\u003e","origin":"","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"composition religieuse","definition":null},"contract_type":{"label":"concours sur appel","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Lausanne","description":null},{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Archives Cantonales Vaudoises, Lausanne","year":"2022","comments":"\u003cp\u003eLa Lutte de Jacob avec l'ange.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eACV SB 52 Dd 2/1\u003c/p\u003e","role":null},{"rights":"closed","credits":"Archives Cantonales Vaudoises, Lausanne","year":"2022","comments":"\u003cp\u003eMoïse et les tables de la Loi.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eACV SB 52 Dd 2/1\u003c/p\u003e","role":null},{"rights":"closed","credits":"Archives Cantonales Vaudoises, Lausanne","year":"2022","comments":"\u003cp\u003eDavid et Goliath.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eACV SB 52 Dd 2/1\u003c/p\u003e","role":null},{"rights":"closed","credits":"Archives Cantonales Vaudoises, Lausanne","year":"2022","comments":"\u003cp\u003eLa Prophétie d'Esaïe.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eACV SB 52 Dd 2/1\u003c/p\u003e","role":null},{"rights":"closed","credits":"Archives Cantonales Vaudoises, Lausanne","year":"2022","comments":"\u003cp\u003eJésus-Christ Roi.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eACV SB 52 Dd 2/1\u003c/p\u003e","role":null},{"rights":"closed","credits":"Archives Cantonales Vaudoises, Lausanne","year":"2022","comments":"\u003cp\u003eLa Tentation du Christ.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eACV SB 52 Dd 2/1\u003c/p\u003e","role":null},{"rights":"closed","credits":"Archives Cantonales Vaudoises, Lausanne","year":"2022","comments":"\u003cp\u003eLe Baptême du Christ.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eACV SB 52 Dd 2/1\u003c/p\u003e","role":null},{"rights":"closed","credits":"Archives Cantonales Vaudoises, Lausanne","year":"2022","comments":"\u003cp\u003eAdam et Eve chassés du Paradis.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eACV SB 52 Dd 2/1\u003c/p\u003e","role":null}],"owner_collaborations":[{"person":{"first_name":null,"surname":"Etat de Vaud"}}],"recipient_collaborations":[],"references":[{"page":"74-78","source":{"id":29,"author":null,"title":"Sophie DONCHE GAY. 1994. Les vitraux du XXe siècle de la cathédrale de Lausanne, Lausanne : éditions Payot.","edition":null,"editor":null,"publish_year":null,"normalize_nb":null}},{"page":"114-115","source":{"id":5,"author":"","title":"Dario GAMBONI. 1985. Louis Rivier (1885-1963) et la peinture religieuse en Suisse Romande, Lausanne: Payot ","edition":"","editor":"","publish_year":"","normalize_nb":""}},{"page":"105-112","source":{"id":9,"author":null,"title":"Richard HEYD. 1943. Rivier, Neuchâtel et Paris : Editions Delachaux et Niestlé","edition":null,"editor":null,"publish_year":null,"normalize_nb":null}}],"dst_related_sheets":[{"id":347,"title":"Carton pour un vitrail de la cathédrale de Lausanne"},{"id":348,"title":"Les vitraux de la cathédrale de Lausanne"}],"src_related_sheets":[],"serie":{"label":"Décoration murale ","definition":null},"signature_positions":[],"storage_location":{"label":"Cathédrale de Lausanne","description":null},"technique":{"label":"vitrail","definition":null},"work_type":{"label":"vitrail","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"religion","definition":null},{"label":"Bible","definition":null},{"label":"Ancien Testament","definition":null},{"label":"Nouveau Testament","definition":null},{"label":"Moïse","definition":null},{"label":"prophètes","definition":null},{"label":"tunique","definition":null},{"label":"auréoles","definition":null},{"label":"barbe","definition":null},{"label":"sandales","definition":null},{"label":"ornement","definition":null},{"label":"ailes","definition":null},{"label":"anges","definition":null},{"label":"vêtements somptueux","definition":null},{"label":"tissu","definition":null},{"label":"châle","definition":null},{"label":"croix","definition":null},{"label":"cuirasse","definition":null},{"label":"oiseau","definition":null},{"label":"Dieu","definition":null},{"label":"inscription","definition":null},{"label":"Jean-Baptiste","definition":null},{"label":"livre","definition":null},{"label":"sol en damier","definition":null},{"label":"regard droit","definition":null},{"label":"turban","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"Art Nouveau","definition":null},{"label":"frontalité","definition":null},{"label":"blanc","definition":null},{"label":"rose","definition":null},{"label":"ocre","definition":null},{"label":"turquoise","definition":null},{"label":"vert de malachite","definition":null},{"label":"vert clair","definition":null},{"label":"violet","definition":null},{"label":"rouge","definition":null},{"label":"orange ","definition":null},{"label":"jaune ","definition":null},{"label":"bleu azur","definition":null},{"label":"bleu marine","definition":null},{"label":"lumière vive","definition":null},{"label":"cadrage serré","definition":null},{"label":"centralité","definition":null},{"label":"contrapposto","definition":null},{"label":"couleurs froides","definition":null},{"label":"couleurs chaudes","definition":null},{"label":"effet sculptural","definition":null},{"label":"géométrie","definition":null},{"label":"hiératisme","definition":null},{"label":"idéalisation","definition":null},{"label":"Michel-Ange","definition":null},{"label":"plan rapproché","definition":null},{"label":"statisme","definition":null},{"label":"traits souples","definition":null},{"label":"précision","definition":null}]}