{"id":361,"created_at":"2023-01-30T13:28:06.248Z","updated_at":"2023-01-31T13:31:08.890Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"LOUIS RIVIER","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003eLa signature est accompagnée de la date de création: 1925-9. Elle est inscrite sur le muret figurant dans la composition.\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Les trois Grâces","description":"\u003cp\u003eIl s’agit d’une composition allégorique représentant «\u0026nbsp;Les trois Grâces\u0026nbsp;». Selon la mythologie, les Grâces sont des déesses inspirant joie et beauté. Filles de Zeus et de la nymphe Eurynome, elles portent les noms de\u0026nbsp;:\u0026nbsp;Euphrosyne\u0026nbsp;(joie de l'âme),\u0026nbsp;Thalie\u0026nbsp;(prospérité) et Aglaia\u0026nbsp;ou\u0026nbsp;Aglaé\u0026nbsp;(splendeur).\u0026nbsp;En compagnie des Muses, elles dansent au son de la lyre d’Apollon.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eSelon l’iconographie traditionnelle d’origine grecque, les Grâces (appelées\u0026nbsp;\u003cem\u003eCharites\u003c/em\u003e) sont nues et\u0026nbsp;forment une ronde.\u0026nbsp;Disposées en cercle, elles dansent,\u0026nbsp;leurs corps étant visibles selon des points de vue précis\u0026nbsp;:\u0026nbsp;le spectateur voit\u0026nbsp;le dos de la déesse centrale et le profil des deux autres.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans la composition de Louis Rivier, les trois Grâces occupent le premier plan. L’une est au centre et les deux autres se tiennent sur les côtés. Chacune est indépendante, elles ne se touchent pas. La déesse située en position centrale se maintient en équilibre sur une sphère de pierre grise. La pointe de son pied droit repose sur un muret. Ses bras se déplacent vers la droite\u0026nbsp;; elle cherche une position stable tout en souriant et en faisant des gestes élégants. Elle est habillée d’une courte robe transparente, couleur rouge garance.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa Grâce\u0026nbsp;située à\u0026nbsp;gauche est, quant à elle, nue. Elle plie la jambe droite en posant la cheville sur le genou opposé. Elle entrelace\u0026nbsp;ses doigts\u0026nbsp;et regarde vers le bas, l’air songeuse. Un\u0026nbsp;tissu\u0026nbsp;rouge pend de son bras droit. Elle est assise sur une peau d’animal posée sur le muret.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa Grâce\u0026nbsp;située à\u0026nbsp;droite est aussi assise sur le même muret. Son coude gauche est hors champ\u0026nbsp;; sa main droite semble s’appuyer contre le bord interne du cadre de la composition. Elle est habillée d’une longue tunique\u0026nbsp;rouge\u0026nbsp;à manches longues.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eA l’arrière-plan, distribuées en deux groupes, sur un pré vert foncé ponctué de fleurs jaunes, se tiennent six jeunes femmes dont\u0026nbsp;: deux complètement nues, deux nues jusqu’à la taille et deux vraisemblablement habillées. Pour la représentation de leurs corps, d’une beauté idéalisée, et de leurs attitudes, gracieuses, Louis Rivier s’inspire\u0026nbsp;vraisemblablement du\u0026nbsp;\u003cem\u003eBain turc \u003c/em\u003ed’Ingres (Le Louvre, 1862). A noter que les deux tableaux utilisent un format de tondo.\u0026nbsp;A gauche, une jeune fille joue de la lyre\u0026nbsp;; sa compagne, une flûte traversière. Une troisième femme est partiellement cachée et vêtue jusqu’au cou. A droite, une jeune fille est assise, elle tient un stylet d’une main et un livre est ouvert sur ses jambes. Derrière elle, une femme au corps de déesse est nue, mi allongée sur un drap et semble discuter avec quelqu’un hors champ. On voit le visage d’une troisième fille apparaitre derrière celle-ci.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe paysage est champêtre, surmonté d’un ciel bleu clair. Au loin à droite, on entrevoit la cime d’une montagne\u0026nbsp;; au loin à gauche, celle de quelques arbres.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa lumière est vive et étale. On remarque l’ombre portée de la sphère grise ainsi que les ombres façonnant les plis des habits, dont les drapés procurent un effet sculptural. La gamme chromatique est\u0026nbsp;prioritairement\u0026nbsp;constituée de plusieurs types de rouge (carmin, garance, bordeaux) et de rose pour les carnations. Le paysage se compose de couleurs froides, allant du bleu ciel au vert de la végétation.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe format de l’œuvre est\u0026nbsp;singulier\u0026nbsp;: la composition est peinte sur un support circulaire inséré dans une planche blanche et verte en bois vernis. Il s’agit d’un cadre\u0026nbsp;décoratif de type Art Nouveau\u0026nbsp;offrant un effet de mouvement. Deux cercles bleus, rappelant la forme de deux médaillons, sont aussi peints sur le support blanc entourant la composition.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDans la composition picturale, les\u0026nbsp;lignes souples prévalent\u0026nbsp;; le format du support accentue cette impression de légèreté (des habits, des gestes, mais aussi des états d’esprit insouciants des jeunes filles). L’idéalisation des personnages cohabite avec un réalisme donné par le paysage,\u0026nbsp;le visage de la Grâce du centre avec ses cheveux courts,\u0026nbsp;ainsi que par d’autres détails comme le muret, dont on remarque les irrégularités de la pierre\u0026nbsp;; la fourrure, procurant des sensations tactiles\u0026nbsp;; la sphère grise, objet dont la\u0026nbsp;présence concrète\u0026nbsp;est soulignée par le reflet de la lumière et par l’ombre qu’elle porte au sol.\u0026nbsp;Le style général relève du néo-classique repris par Rivier dans les années 1920.\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"125.0","width":"124.0","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":"168.0","assembly_width":"153.0","assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eLe format de l'oeuvre est un tondo.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eL'épaisseur du montage est de 3 cm.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eBon état de conservation.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLouis Rivier utilise la peinture à l’huile au début de sa carrière et jusqu’en 1906, année où il l’abandonne pour la détrempe. Cet abandon n’est cependant pas définitif et naît d’une phase de recherche et de questionnement. Laquelle de ces deux techniques peut mieux révéler la lumière des choses, la qualité des matières, le réalisme d’un incarnat\u0026nbsp;? Louis Rivier opte pour la détrempe pour ensuite revenir à l’huile au début des années 1920, mais seulement pour une courte période.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eDans les années suivantes, on rencontre rarement des œuvres réalisées à l’huile. Il s’agit de quelques portraits et de rares paysages. Pour les premiers, le choix s’explique en raison des sources d’inspiration de Louis Rivier\u0026nbsp;: on pense notamment à l'influence de l’art flamand. Pour les paysages, il s’agit vraisemblablement d’un choix technique qui reste cependant exceptionnel dans l’ensemble de son abondant corpus.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1925-01-01","period_end":"1929-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn 1925, naît Robert, septième enfant du couple. Louis Rivier peint\u0026nbsp;\u003cem\u003eMère à l’enfant (Julie et Robert).\u0026nbsp;\u003c/em\u003eA cette époque, il travaille au vitrail et aux peintures murales du temple de Denezy ainsi qu’à la biographie du peintre Paul Robert. Pour écrire le livre, il séjourne à Venise et à Florence.\u0026nbsp;Il participe au\u0026nbsp;\u003cem\u003eSalon de la Nationale\u003c/em\u003e\u0026nbsp;à Paris. Du 3 au 21 octobre, il monte une exposition personnelle à la Grenette à Lausanne qui rencontre un vif succès.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn 1926, Louis Rivier\u0026nbsp;réalise la verrière du temple de Chavornay. Dans le temple de Broye de Prilly, il peint durant neuf mois plus de 250 figures. La décoration est achevée en février 1927. Il expose avec d’autres artistes au Musée Rath à Genève du 2 au 24 octobre.\u0026nbsp;Il expose le\u0026nbsp;\u003cem\u003eTriomphe de la Mort\u003c/em\u003e\u0026nbsp;au\u0026nbsp;\u003cem\u003eSalon de la Nationale\u003c/em\u003e\u0026nbsp;au Grand-Palais des Champs-Elysées à Paris.\u0026nbsp;Il séjourne à Florence.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn 1927, Louis Rivier visite Venise. Il peint\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Toilette\u003c/em\u003e\u0026nbsp;et le\u0026nbsp;\u003cem\u003ePaysage avec Dents du Midi et arbres en fleurs\u003c/em\u003e.\u0026nbsp;Il poursuit la décoration de l’église grecque orthodoxe de Lausanne (décoration du tambour et de la coupole). Son livre,\u0026nbsp;\u003cem\u003eLe Peintre Paul Robert\u003c/em\u003e, paraît. Il réalise des vitraux pour le temple de Cronay.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn 1928, Anne, sa fille cadette, naît. Rivier décore la chapelle des Terreaux à Lausanne.\u0026nbsp;Il retourne à l’église orthodoxe grecque la Trinité dans une trouée de nuages, la Guérison de l’aveugle (1928) et le chœur avec l’Annonciation (1929).\u0026nbsp;En fin d’année, il voyage à Venise accompagné de Julie.\u0026nbsp;Il participe au\u0026nbsp;\u003cem\u003eSalon de la Nationale\u003c/em\u003e\u0026nbsp;à Paris.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn 1929, Louis Rivier expose à la Galerie Georges Petit à Paris une centaine d’œuvres dont de nombreuses appartiennent à des collectionneurs privés. Après l’exposition parisienne qui ne rencontre pas le succès espéré, Louis Rivier se sent découragé et peint moins, hormis quelques portraits commandés. Il commence la réalisation des vitraux de la Cathédrale de Lausanne. Ceux-ci seront achevés en 1933. Il réalise le vitrail du temple de Bretonnières. Il organise au nom de la Société vaudoise des beaux-arts qu’il préside jusqu’en 1932 la\u0026nbsp;\u003cem\u003ePremière exposition romande de peinture\u003c/em\u003e\u0026nbsp;au Comptoir suisse de Lausanne, du 7 au 22 septembre.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"composition allégorique","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Stiftung für Kunst, Kultur und Geschichte - SKKG ","year":"2018","comments":"\u003cp\u003eNuméro d'inventaire: 08790\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"bois ","definition":""},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[],"dst_related_sheets":[],"src_related_sheets":[],"signature_positions":[{"label":"au recto"},{"label":"en bas"},{"label":"à droite"}],"storage_location":{"label":"Stiftung für Kunst, Kultur und Geschichte, Winterthur","description":null},"technique":{"label":"huile","definition":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e"},"work_type":{"label":"peinture","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"divinité","definition":null},{"label":"mythologie","definition":null},{"label":"vêtements","definition":null},{"label":"chignon","definition":null},{"label":"drap","definition":null},{"label":"tissu","definition":null},{"label":"onirisme","definition":null},{"label":"instruments de musique","definition":null},{"label":"flûte","definition":null},{"label":"nu","definition":null},{"label":"marbre","definition":null},{"label":"muret","definition":null},{"label":"tunique","definition":null},{"label":"paysage","definition":null},{"label":"collines","definition":null},{"label":"arbres","definition":null},{"label":"pré","definition":null},{"label":"fleurs","definition":null},{"label":"harmonie","definition":null},{"label":"composition profane","definition":null},{"label":"élégance","definition":null},{"label":"allégorie","definition":null},{"label":"calme","definition":null},{"label":"sérénité","definition":null},{"label":"mains","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"classicisme","definition":null},{"label":"lumière vive","definition":null},{"label":"idéalisation","definition":null},{"label":"perspective","definition":null},{"label":"carnation","definition":null},{"label":"drapé","definition":null},{"label":"couleurs vives","definition":null},{"label":"rouge garance","definition":null},{"label":"rouge carmin","definition":null},{"label":"rouge bordeaux","definition":null},{"label":"vert clair","definition":null},{"label":"vert de malachite","definition":null},{"label":"jaune ","definition":null},{"label":"bleu azur","definition":null},{"label":"traits souples","definition":null},{"label":"touches fluides","definition":null},{"label":"centralité","definition":null},{"label":"symétrie","definition":null},{"label":"Art Nouveau","definition":null}]}