{"id":51,"created_at":"2021-03-26T13:43:18.073Z","updated_at":"2022-12-21T14:45:23.156Z","created_by_id":4,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"LOUIS RIVIER","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003eLa signature est accompagnée de la date de création\u0026nbsp;: 1907.\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Orée de forêt","description":"\u003cp\u003eAvec \u003cem\u003eOrée de forêt\u003c/em\u003e, Louis Rivier peint un paysage sylvestre et automnal. Comme le titre l’indique, le spectateur se trouve à la lisière d’une forêt. La composition est traversée par un chemin de terre jaune, vert pâle, orange occupant toute la moitié gauche de la partie inférieure du tableau. Creusant une perspective, le chemin se rétrécit petit à petit jusqu’à disparaitre dans un point situé au centre de l’œuvre. A droite, pousse une riche végétation constituée d’arbres et de buissons aux tons marron, orange, vert foncé, rouge et ocre. Le feuillage des arbres se confond avec les arbustes touffus créant une masse dense mais diversifiée. Cette variété résulte des différentes techniques d’application de la couleur\u0026nbsp;: petites touches, traits, dégradés ou, au contraire, à-coups. Cette opulence des textures est favorisée par l’emploi de l’huile, matière permettant une grande fusion de teintes et de nuances.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eDeux troncs d’arbres émergent et, comme des colonnes, structurent l’espace en lui conférant de la profondeur. Louis Rivier rend avec un grand réalisme leurs écorces\u0026nbsp;: l’une est rugueuse, comme traversée par des failles, l’autre est lisse, caractérisée par des taches blanches et rouges. Les troncs projettent au sol de grandes ombres diagonales. Une, en particulier, traverse le chemin en guidant le regard vers la moitié gauche du tableau. Celle-ci est caractérisée par une abondante végétation et par trois arbres dépourvus de feuillages qui, peints en perspective, accompagnent le regard du spectateur tout le long du sentier vers le point central de la composition. Dans le coin supérieur gauche, Rivier peint un ciel bleu-indigo.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eUne lumière, chaude et envoûtante, provient de droite et éclaire le premier plan du tableau et le premier tiers du sentier. Le reste est ombragé et suggère une immersion plus profonde dans la forêt. Le spectateur est donc introduit dans ce paysage et invité à parcourir, du regard, le chemin de terre. La forêt dense et chaleureuse, loin d’être une \u003cem\u003eselva oscura\u003c/em\u003e, s’ouvre sur le sentier dégagé, comme enveloppé par la végétation proliférante.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eCe paysage est une œuvre précoce de Louis Rivier, peinte quand il avait 22 ans. Cependant elle contient déjà de nombreux éléments récurrents de ses paysages plus tardifs comme par exemple la structuration géométrique mais pas forcément symétrique de l’espace, la présence du sentier, les ombres obliques des troncs, l’atmosphère sereine et silencieuse dans laquelle la nature baigne. Le contraste entre la matérialité des arbres et l’immatérialité des ombres, qui semblent à la fois évanescentes et résurgentes créent un espace méditatif et contemplatif. Cette lisière de forêt se retrouve dans d’autres paysages champêtres de Rivier, comme \u003cem\u003eSous-bois (Chemin du Stand) \u003c/em\u003ede 1913.\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"33.0","width":"47.0","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":null,"assembly_width":null,"assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eBon état.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLouis Rivier utilise la peinture à l’huile au début de sa carrière et jusqu’en 1906, année où il l’abandonne pour la détrempe. Cet abandon n’est cependant pas définitif et naît d’une phase de recherche et de questionnement. Laquelle de ces deux techniques peut mieux révéler la lumière des choses, la qualité des matières, le réalisme d’un incarnat\u0026nbsp;? Louis Rivier opte pour la détrempe pour ensuite revenir à l’huile au début des années 1920, mais seulement pour une courte période.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eDans les années suivantes, on rencontre rarement des œuvres réalisées à l’huile. Il s’agit de quelques portraits et de rares paysages. Pour les premiers, le choix s’explique en raison des sources d’inspiration de Louis Rivier\u0026nbsp;: on pense notamment à l'influence de l’art flamand. Pour les paysages, il s’agit vraisemblablement d’un choix technique qui reste cependant exceptionnel dans l’ensemble de son abondant corpus.\u0026nbsp;\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1907-01-01","period_end":"1907-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp\u003eEn 1907, Jean-Jacques Mercier-de Molin\u0026nbsp;confie au jeune Louis Rivier la décoration de la salle à manger du château de Pradegg à Sierre. En avril, le peintre fait son premier voyage à Florence\u0026nbsp;où il s’enthousiasme pour Fra Angelico et Benozzo Gozzoli.\u0026nbsp;A son retour, il occupe l’atelier de Jouxtens que vient de lui faire construire son père.\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"paysage","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Jouxtens-Mézery","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Olivier Laffely et Kevin Seisdedos, Atelier de numérisation de la Ville de Lausanne","year":"2012-2013","comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"carton","definition":""},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[{"page":"85","source":{"id":6,"author":"","title":"Sous la direction de Véronique MAURON, Marie-Odile VAUDOU et Marie ANDRÉ. 2013. Louis Rivier : l’intimité transfigurée, Berne, Lausanne : Till Schaap Edition, Association des Amis de Louis Rivier","edition":"","editor":"","publish_year":"","normalize_nb":""}}],"dst_related_sheets":[{"id":149,"title":"Deux paysages"},{"id":334,"title":"Sous-bois avec grandes ombres"},{"id":52,"title":"Sous-bois (Chemin du Stand)"},{"id":318,"title":"Sous-bois avec grandes ombres"}],"src_related_sheets":[],"signature_positions":[{"label":"au recto"},{"label":"en bas"},{"label":"à gauche"}],"storage_location":{"label":"Collection privée","description":null},"technique":{"label":"huile","definition":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e"},"work_type":{"label":"peinture","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"forêt","definition":null},{"label":"troncs d'arbres","definition":null},{"label":"écorces","definition":null},{"label":"buissons","definition":null},{"label":"sentier","definition":null},{"label":"silence","definition":null},{"label":"sérénité","definition":null},{"label":"aucune présence humaine","definition":null},{"label":"automne","definition":null},{"label":"contemplation","definition":null},{"label":"paysage","definition":null},{"label":"nature","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"ombres portées","definition":null},{"label":"diagonale","definition":null},{"label":"brun","definition":null},{"label":"jaune ","definition":null},{"label":"orange ","definition":null},{"label":"perspective","definition":null},{"label":"bleu azur","definition":null},{"label":"vert olive","definition":null},{"label":"vert de malachite","definition":null},{"label":"vert clair","definition":null},{"label":"clair-obscur","definition":null},{"label":"lumière chaude","definition":null}]}