{"id":68,"created_at":"2021-04-26T15:36:01.142Z","updated_at":"2023-01-31T14:18:25.234Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"LOUIS RIVIER","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003eLa signature est accompagnée de la date de création\u0026nbsp;: 1939. Signature et date apparaissent sur un rectangle de papier peint en trompe-l’œil, comme s’il s’agissait d’une étiquette collée sur le tableau.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Autoportrait (des Offices)","description":"\u003cp\u003eCet autoportrait, de format réduit, représente le peintre de trois-quarts et en plan rapproché, jusqu’aux épaules. Louis Rivier regarde devant lui, légèrement vers la droite. Il porte un béret noir, couvre-chef typique de ses autoportraits, et une chemise rouge. Dans ce tableau, le peintre a 54 ans. Quelques cheveux gris apparaissent sous le béret. Le plan rapproché met en évidence les rides du front, quelques plis autour du nez, de la bouche et dans le cou.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eChaque détail du visage est peint avec minutie\u0026nbsp;: le rendu de la carnation est précis et relève d’un réalisme quasi photographique. Au-dessus des lèvres, par exemple, on voit une ombre grise marquant les racines des poils de la barbe. On distingue parfaitement les sourcils et les cheveux, ainsi que chaque détail des yeux et de l’oreille droite. Le regard est lumineux et captive l’attention du spectateur.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLouis Rivier prête une attention particulière au rendu des textures de ses habits. Dans cet autoportrait, on imagine la consistance épaisse du tissu de la chemise, probablement une sorte de tenue de travail. Cette sensualité des textures et des matières traduit un désir de faire éprouver au spectateur différentes sensations synesthésiques comme le toucher ou l’ouïe parfois qui émanent pourtant de la seule vision.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe fond est neutre, il s’agit d’un ciel bleu clair traversé par un nuage blanc. La lumière est étale. La palette chromatique est dans son ensemble sobre, caractérisée essentiellement par les couleurs rouge, noir et bleu clair.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eAucune action n’est représentée, Louis Rivier s’expose au spectateur en lui montrant son visage dans un acte de grande présence. Il semble véritablement interpeler du regard le spectateur et l’enjoindre à un face à face. Il se montre dans toute son autorité de peintre comme une légitimation qu’il se permet. Cette œuvre aura du reste une reconnaissance importante puisqu’elle est intégrée à la Galerie des Offices de Florence.\u0026nbsp;L’historien de l’art Francesco Sapori réservait à ce tableau une admiration particulière\u0026nbsp;: « Notre attention a été attirée par son propre portrait qui est plein de qualités picturales et introspectives et qui appartient à la série historique des portraits d’auteurs, dans la Galerie des Offices, à Florence. Fort et nuancé tout à la fois, ce portrait est le fruit d’une magistrale maturité\u0026nbsp;; c’est une robuste construction caractérisée par un toucher des plus subtils.\u0026nbsp;» (Sapori, Rivier, 1952, p. 50). En 1938 à Rome,\u0026nbsp;Louis Rivier rencontre Francesco Sapori à l’époque professeur d’histoire de l’art moderne à l’Université. Sapori est impressionné par l’art et la technique de Rivier et décide d’écrire un texte sur le peintre qui paraît dans la célèbre revue d’art italienne\u0026nbsp;\u003cem\u003eEmporium,\u003c/em\u003e\u0026nbsp;accompagné de quelques illustrations. En 1952, une exposition des œuvres de Rivier est présentée à Rome sous la direction de Francesco Sapori qui fait paraître à cette occasion une biographie du peintre. Francesco Sapori est l’initiateur de l’entrée de l’\u003cem\u003eAutoportrait\u003c/em\u003e\u0026nbsp;à la Galerie des Offices de Florence.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"33.0","width":"25.0","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":null,"assembly_width":null,"assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eBon état.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp\u003eLe «\u0026nbsp;procédé spécial\u0026nbsp;» est une technique personnelle élaborée par Louis Rivier. Le peintre se sert principalement de crayons de couleur, craies, diluants et gommes. Richard Heyd, biographe officiel de Louis Rivier, décrit ainsi sa méthode\u0026nbsp;: «\u0026nbsp;[Il] enroule autour de son doigt un chiffon au moyen duquel il fait disparaitre entièrement les traits de crayons\u0026nbsp;; la matière gagnera ainsi en homogénéité et son éclat deviendra comparable à celui de la peinture sur émail\u0026nbsp;» (Richard Heyd, \u003cem\u003eRivier\u003c/em\u003e, p. 156). Dès 1938, Louis Rivier en fera sa technique privilégiée.\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1939-01-01","period_end":"1939-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp\u003eEn 1937, Louis Rivier quitte la Suisse pour s’installer à Rome. La famille rentre en Suisse une année plus tard mais Rivier retourne à Rome en octobre 1938 jusqu’en juin 1939. Pendant ce deuxième séjour romain, il peint l’\u003cem\u003eAutoportrait\u003c/em\u003e\u0026nbsp;qui entrera en 1940 à la Galerie des Offices de Florence.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"autoportrait","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Rome","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Galerie des Offices, Florence","year":"2013","comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"papier collé sur un support rigide","definition":null},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[{"page":"107","source":{"id":6,"author":"","title":"Sous la direction de Véronique MAURON, Marie-Odile VAUDOU et Marie ANDRÉ. 2013. Louis Rivier : l’intimité transfigurée, Berne, Lausanne : Till Schaap Edition, Association des Amis de Louis Rivier","edition":"","editor":"","publish_year":"","normalize_nb":""}},{"page":"couverture","source":{"id":9,"author":null,"title":"Richard HEYD. 1943. Rivier, Neuchâtel et Paris : Editions Delachaux et Niestlé","edition":null,"editor":null,"publish_year":null,"normalize_nb":null}},{"page":"couverture et p. 50","source":{"id":10,"author":"","title":"Francesco SAPORI. 1952. Louis Rivier, Rome: Libera signoria delle arti ","edition":"","editor":"","publish_year":"","normalize_nb":""}}],"dst_related_sheets":[],"src_related_sheets":[],"serie":{"label":"Famille","definition":null},"signature_positions":[{"label":"au recto"},{"label":"en haut"},{"label":"à gauche"}],"storage_location":{"label":"Galerie des Offices, Florence","description":null},"technique":{"label":"procédé spécial","definition":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e"},"work_type":{"label":"peinture","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"autoportrait","definition":null},{"label":"béret","definition":null},{"label":"chemise","definition":null},{"label":"forte présence","definition":null},{"label":"regard doux et déterminé","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"rouge garance","definition":null},{"label":"lumière étale","definition":null},{"label":"trompe l’œil","definition":null},{"label":"blanc","definition":null},{"label":"effet photographique","definition":null},{"label":"noir","definition":null},{"label":"plan rapproché","definition":null},{"label":"rendu des matières","definition":null},{"label":"trois-quarts","definition":null},{"label":"sensations tactiles","definition":null},{"label":"bleu clair","definition":null}]}