{"id":78,"created_at":"2021-05-10T08:58:41.981Z","updated_at":"2023-01-31T14:23:50.362Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"Louis Rivier","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003eLa signature est accompagnée de la date de création: 1930.\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Peupliers (La plaine de l'Orbe)","description":"\u003cp\u003eLouis Rivier peint un paysage champêtre, situé dans la plaine de l’Orbe au nord du Canton de Vaud. Le point de vue est parfaitement central et\u0026nbsp;légèrement surélevé. La composition symétrique est construite à partir d’un croisement de lignes horizontales et verticales.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eUn grand pré vert clair parsemé de petites fleurs blanches est coupé dans sa longueur par un étroit sentier de terre claire. Il est traversé par de grandes ombres portées laissant deviner la présence d’arbres là où se trouve le spectateur. De l’autre côté du sentier, deux parcelles de blé jaune parfaitement symétriques se situent de part et d’autre de la zone herbeuse. Plus loin, une rangée de peupliers crée une séparation verticale entre le premier et le deuxième plan. Les troncs des arbres sont fins et leurs cimes semblent légèrement agitées par le vent. En arrière-plan, les champs cultivés de la plaine s’étirent loin jusqu’aux montagnes du Jura.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe ciel occupe toute la moitié supérieure du tableau, il est traversé par des grands nuages blancs et gris d’une consistance vaporeuse.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa géométrie et la centralité de la composition renforcent la sobriété du paysage et procurent une sensation d’harmonie et de paix. La plaine baigne dans une atmosphère silencieuse et mais vivante. Le gris des nuages laisse présager une averse.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLa représentation des détails fait place, dans ce tableau, au rendu d’une\u0026nbsp;\u003cem\u003eimpression\u003c/em\u003e. Certes, le résultat est réaliste mais Louis Rivier se laisse emporter par une certaine spontanéité donnant vie à des touches de couleur vibrantes. La lumière est douce et évanescente, le pré est frappé par quelques rayons de soleil, probablement les derniers de la journée. Cette œuvre relève d’une grande poésie.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eUne autre peinture occupe le verso de ce paysage. Il s'agit d'une jeune femme nue, couchée, arborant une abondante chevelure blonde bouclée. Elle est étendue, les bras relevés, sur un grand drap blanc aux plis ondulant, posé sur un pré et dans un paysage champêtre. Le ciel est très bleu, de même que les collines au fond. Ce nu, ici idéalisé, rappelle certaines Vénus de Titien. Cette peinture est signée Louis Rivier et datée de 1924.\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"35.0","width":"65.0","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":null,"assembly_width":null,"assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eQuelques craquelures et perte de matière picturale.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLouis Rivier adopte la détrempe dès 1906 jusqu’à la fin des années 1930. La détrempe est une technique traditionnelle de la Renaissance italienne (\u003cem\u003etempera all’uovo\u003c/em\u003e). «\u0026nbsp;La tempera à l’œuf italienne était l’héritière directe de la tradition byzantine […]. Le nombre de tableaux peints à tempera est considérable […]. Elle est pourtant tombée en désuétude au cours des XVI\u003csup\u003ee\u003c/sup\u003e - XVII\u003csup\u003ee\u003c/sup\u003e siècles. ». (François Perego. 2005. \u003cem\u003eDictionnaire des matériaux du peintre\u003c/em\u003e, Paris\u0026nbsp;: Ed. Belin, p. 706).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLa recette de Rivier, mise au point par Théophile Robert, comporte du jaune d’œuf, de la résine d’Avar ou copal, de l’huile de noix pure, du vinaigre blanc et de l’eau. (Dario Gamboni, \u003cem\u003eLouis Rivier (1885-1963) et la peinture religieuse en Suisse Romande\u003c/em\u003e, p. 97).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eAu cours de sa carrière, Louis Rivier rencontre plusieurs difficultés quant à l’emploi de la détrempe. Ces obstacles l’amènent à abandonner momentanément cette technique au profit de l’huile. Mais, «\u0026nbsp;[…] après quelques années de tentatives obstinées, il finit par maîtriser la détrempe à tel point qu’il put l’utiliser pour ses paysages aussi bien que pour ses portraits, et pour d’autres compositions.\u0026nbsp;» (Francesco Sapori, \u003cem\u003eLouis Rivier,\u003c/em\u003e p. 38).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn 1938-39, Rivier invente, à partir de dessins aux crayons de couleurs, le «\u0026nbsp;procédé spécial\u0026nbsp;», technique qu’il emploiera pour presque toutes ses œuvres même en grand format et réalisées pour des décorations murales. Une exception notoire est la décoration de l’Église orthodoxe grecque de Lausanne qui a été réalisée entièrement à la détrempe, et cela sur une durée de plus de 15 années, jusqu’en 1940.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1930-01-01","period_end":"1930-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp\u003eEn 1930, Louis Rivier réalise les dix-sept vitraux pour la Cathédrale de Lausanne. Entre 1930 et 1931, il part à Paris et se consacre à la production de lumière en inventant des modèles pour des phares de voiture et des projecteurs de cinéma. Il a peint vraisemblablement ce tableau à Mathod où il séjourne en été.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"Hoirie de Louis et Julie Rivier, hoirie de Robert Rivier.","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"paysage","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Mathod","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"Arnaud Meylan","year":"2009","comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"panneau","definition":null},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[{"page":"25","source":{"id":9,"author":null,"title":"Richard HEYD. 1943. Rivier, Neuchâtel et Paris : Editions Delachaux et Niestlé","edition":null,"editor":null,"publish_year":null,"normalize_nb":null}}],"dst_related_sheets":[{"id":190,"title":"Sans titre (Vénus endormie)"}],"src_related_sheets":[],"serie":{"label":"Campagne","definition":null},"signature_positions":[{"label":"au recto"},{"label":"en bas"},{"label":"à droite"}],"storage_location":{"label":"Collection privée","description":null},"technique":{"label":"détrempe","definition":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e"},"work_type":{"label":"peinture","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"pré","definition":null},{"label":"nuages","definition":null},{"label":"montagnes ","definition":null},{"label":"fleurs","definition":null},{"label":"ciel","definition":null},{"label":"arbres","definition":null},{"label":"harmonie","definition":null},{"label":"panorama","definition":null},{"label":"paysage","definition":null},{"label":"champs","definition":null},{"label":"nature","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"ombres portées","definition":null},{"label":"gris ","definition":null},{"label":"blanc","definition":null},{"label":"symétrie","definition":null},{"label":"centralité","definition":null},{"label":"réalisme","definition":null},{"label":"horizontalité ","definition":null},{"label":"ocre","definition":null},{"label":"bleu azur","definition":null},{"label":"bleu-gris","definition":null},{"label":"géométrie","definition":null},{"label":"vert prairie","definition":null},{"label":"vert olive","definition":null},{"label":"vert de malachite","definition":null}]}