{"id":84,"created_at":"2021-07-02T13:30:52.011Z","updated_at":"2023-01-31T14:25:56.385Z","created_by_id":3,"updated_by_id":4,"status":"draft","signature_transcription":"","no_signature":false,"signature_comments":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_author":false,"no_title":false,"title":"Portrait de Maurice Sandoz","description":"\u003cp\u003eCe portrait en pied et de grandes dimensions représente Maurice Yves Sandoz, chimiste, écrivain, compositeur et collectionneur. Né en 1892, Maurice Sandoz est le cousin de Louis Rivier, il est représenté ici à l’âge de 45 ans.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eSon corps est légèrement de trois-quarts, orienté vers la droite. Son visage, lui aussi de trois-quarts, est tourné vers la gauche. Sa main gauche, l’index et le petit doigt écartés, se pose sur son poignet droit. Avec la main droite, il serre des gants dans un geste gracieux souvent représenté par le peintre dans d’autres portraits de cette époque. Son pied droit se porte en avant en un élégant contraposto. Son visage est serein et son regard absorbé communique une paix intérieure. L’homme mûr a une expression pourtant juvénile. Il esquisse un sourire. Sa silhouette est fine et allongée et ses vêtements sont raffinés. Il porte un chapeau haut de forme gris clair au-dessous duquel on aperçoit des cheveux courts et foncés. Il est habillé d’une longue redingote ornée d’une fleur blanche à la boutonnière. Sous le manteau apparaissent le col d’une chemise blanche sur un gilet croisé, ainsi qu’un foulard en soie brillante. Ses pantalons sont de forme classique avec un pli et il porte des chaussures vernies blanches, aux pointes noires. Maurice Sandoz se tient sur un sol en damier. Ce type de carrelage se retrouve dans d’autres œuvres de Rivier, par exemple dans\u0026nbsp;\u003cem\u003eLa Toilette\u003c/em\u003e\u0026nbsp;représentant un intérieur domestique.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eSur la droite, sortant partiellement du cadre, se trouve un pouf. Derrière Maurice Sandoz, Louis Rivier a peint un long rideau rouge aux nombreux plis verticaux. Les ombres façonnent ces volumes.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eCe portrait d’un grand réalisme s’apparente aux portraits photographiques posés. Il en reprend certains codes comme le décor et la posture du modèle. La technique picturale hyperréaliste engendre un effet photographique des plus forts. Le traitement du visage, les textures du chapeau et du vêtement, la brillance des chaussures sont des éléments traités avec une précision extrême.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eLe portrait en pied est aussi un portrait grandeur nature, ce qui accentue la présence du modèle. On sait que Maurice Sandoz avait demandé un portrait à Louis Rivier, cette œuvre se donne comme une mise en représentation d’un individu qui se présente dans une tenue d’apparat.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eSophistiqué, ce portrait fait ressortir l’élégance, la prestance et la délicatesse de Maurice Sandoz.\u003c/p\u003e\u003cp\u003eMaurice Sandoz (1892-1958) est le fils d’Edouard Sandoz, fondateur de l’entreprise chimique bâloise et frère du sculpteur Edouard-Marcel Sandoz. Il se consacra à la littérature et publia quelque quinze romans, pièces de théâtre, poèmes et récits de voyage, la plupart de ces écrits étant influencés par le surréalisme (il connaissait bien Salvador Dalì). Il composa aussi une trentaine de pièces musicales influencées par Schumann et Debussy. Sa\u0026nbsp;\u003cem\u003eSuite chorégraphique symphonique\u003c/em\u003e\u0026nbsp;a été exécutée en 1913 sous la direction d’Ernest Ansermet. Il constitua aussi une collection de montres, pendules et automates des XVIIIe\u0026nbsp;et XIX\u003csup\u003ee\u003c/sup\u003e siècles. Il habitait à Rome l’époque du portrait, œuvre que Rivier envoya au Salon de Paris de 1938.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","nb_pages":null,"patent_nb":null,"patent_url":null,"published_in":null,"height":"197.0","width":"120.0","depth":null,"cuvette_height":null,"cuvette_width":null,"assembly_height":null,"assembly_width":null,"assembly_depth":null,"state":"\u003cp\u003eBon état.\u003c/p\u003e","arrangement_comments":null,"inscription":"\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","technical_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLouis Rivier adopte la détrempe dès 1906 jusqu’à la fin des années 1930. La détrempe est une technique traditionnelle de la Renaissance italienne (\u003cem\u003etempera all’uovo\u003c/em\u003e). «\u0026nbsp;La tempera à l’œuf italienne était l’héritière directe de la tradition byzantine […]. Le nombre de tableaux peints à tempera est considérable […]. Elle est pourtant tombée en désuétude au cours des XVI\u003csup\u003ee\u003c/sup\u003e - XVII\u003csup\u003ee\u003c/sup\u003e siècles. ». (François Perego. 2005. \u003cem\u003eDictionnaire des matériaux du peintre\u003c/em\u003e, Paris\u0026nbsp;: Ed. Belin, p. 706).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eLa recette de Rivier, mise au point par Théophile Robert, comporte du jaune d’œuf, de la résine d’Avar ou copal, de l’huile de noix pure, du vinaigre blanc et de l’eau. (Dario Gamboni, \u003cem\u003eLouis Rivier (1885-1963) et la peinture religieuse en Suisse Romande\u003c/em\u003e, p. 97).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eAu cours de sa carrière, Louis Rivier rencontre plusieurs difficultés quant à l’emploi de la détrempe. Ces obstacles l’amènent à abandonner momentanément cette technique au profit de l’huile. Mais, «\u0026nbsp;[…] après quelques années de tentatives obstinées, il finit par maîtriser la détrempe à tel point qu’il put l’utiliser pour ses paysages aussi bien que pour ses portraits, et pour d’autres compositions.\u0026nbsp;» (Francesco Sapori,\u003cem\u003e Louis Rivier\u003c/em\u003e, p. 38).\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn 1938-39, Rivier invente, à partir de dessins aux crayons de couleurs, le «\u0026nbsp;procédé spécial\u0026nbsp;», technique qu’il emploiera pour presque toutes ses œuvres même en grand format et réalisées pour des décorations murales. Une exception notoire est la décoration de l’Église orthodoxe grecque de Lausanne qui a été réalisée entièrement à la détrempe, et cela sur une durée de plus de 15 années, jusqu’en 1940.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","unknown_creation_location":false,"same_location":false,"unknown_period":false,"period_start":"1938-01-01","period_end":"1938-12-31","period_precision":"year","unknown_owner":false,"datation_comments":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn 1937 Louis Rivier quitte la Suisse pour un séjour d’une année à Rome où il réalise soixante illustrations de la Bible. En 1938, il invente le procédé spécial.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eA Rome, il visite les musées avec sa famille. La guerre approche, Louis Rivier rentre en Suisse et s’installe à Mathod.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eEn octobre 1938, il retourne à Rome pour quelques semaines. Il peint le portrait de France et celui de Dominique.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eIl fait la connaissance de Francesco Sapori, historien de l’art moderne et contemporain, professeur à l’Université de Rome. Sapori lui consacrera une biographie en 1952 ainsi qu'une exposition de ses œuvres.\u003c/p\u003e\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003eIl participe au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne à\u0026nbsp;l’Exposition de la Société vaudoise des beaux-arts, du 16 au 30 janvier 1938.\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e\u003cp\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e","ownership_comments":null,"origin":"","author_collaborations":[{"person":{"first_name":"Louis","surname":"Rivier"}}],"composition_type":{"label":"portrait","definition":null},"creation_locations":[{"label":"Rome","description":null}],"images":[{"rights":"closed","credits":"FEMS Pully, photographie : Primula Bosshard","year":"","comments":"\u003cp\u003eNuméro d'inventaire: FFS-C5826\u003c/p\u003e","role":null}],"medium":{"label":"bois ","definition":""},"owner_collaborations":[],"recipient_collaborations":[],"references":[{"page":"37","source":{"id":9,"author":null,"title":"Richard HEYD. 1943. Rivier, Neuchâtel et Paris : Editions Delachaux et Niestlé","edition":null,"editor":null,"publish_year":null,"normalize_nb":null}}],"dst_related_sheets":[{"id":360,"title":"Portrait de Maurice Sandoz"}],"src_related_sheets":[],"serie":{"label":"Famille","definition":null},"signature_positions":[],"storage_location":{"label":"Collection privée","description":null},"technique":{"label":"détrempe","definition":"\u003cp class=\"ql-align-justify\"\u003e\u003cbr\u003e\u003c/p\u003e"},"work_type":{"label":"peinture","definition":null},"iconography_keywords":[{"label":"famille","definition":null},{"label":"rideaux","definition":null},{"label":"élégance","definition":null},{"label":"gants","definition":null},{"label":"chapeau","definition":null},{"label":"sol en damier","definition":null},{"label":"vêtements","definition":null},{"label":"foulard","definition":null},{"label":"forte présence","definition":null},{"label":"portraits","definition":null},{"label":"mains","definition":null}],"formal_keywords":[{"label":"effet photographique","definition":null},{"label":"hyperréalisme","definition":null},{"label":"gris ","definition":null},{"label":"noir","definition":null},{"label":"rose","definition":null},{"label":"gris anthracite","definition":null},{"label":"blanc","definition":null}]}